Quartier Nord : des commerçants mettent Schaerbeek en demeure suite à la fermeture de nuit
La fermeture des commerces à 1h du matin dans le quartier nord pèse lourd dans les caisses des commerçants de Schaerbeek et Saint Josse. Une vingtaine d’entre eux viennent donc d’envoyer une mise en demeure à la commune de Schaerbeek. Ils menacent d’entamer une procédure en justice si l’ordonnance qui impose la fermeture n’est pas retirée. C’est ce que rapporte la DH.
Ils réclament aussi un remboursement pour les pertes financières subies depuis l’entrée en vigueur de la mesure.
Car pour ces professionnels, les conséquences sont lourdes. Leur activité repose en grande partie sur la nuit, et la fermeture anticipée a fait chuter leurs recettes. Dans le même temps, les charges continuent de courir : personnel, énergie, taxes… y compris une taxe pour rester ouvert la nuit de 3.000€, toujours demandée malgré l’interdiction d’exploiter la nuit.
La clientèle nocturne représente une part essentielle du chiffre d’affaires. Moins de soirées, c’est moins de consommation… et parfois des établissements qui mettent la clé sous la porte. Certains clients, eux, anticipent : puisqu’ils doivent quitter les lieux à 1h, ils commencent directement leur soirée ailleurs et donc même l’activité en journée s’en ressent.
Du côté des autorités, le bilan est pourtant jugé encourageant
La mesure adoptée pour 3 mois renouvelables visait à réduire les troubles à l’ordre public et à soulager les forces de police . Résultat : les communes évoquent une baisse significative des faits les plus graves, avec par exemple moins de vols avec violence. À Saint-Josse, on parle même d’un retour au calme et l’idée d’une prolongation est sur la table, avec d’éventuels ajustements
Mais pour les commerçants, la réponse est ailleurs : plus de présence policière pour améliorer la sécurité sans pénaliser leur activité plutôt qu’une fermeture généralisée.
Alors que la première période de 3 mois touche à sa fin, la question d’une prolongation reste en suspens. Réponse lors des prochains conseils communaux, fin juin.
■ Les explications d’Anaïs Corbin dans Bonjour Bruxelles