L’Aegidium sauvé par une famille géorgienne: que deviendra ce joyau de Saint-Gilles?
Aegidium, véritable joyau architectural, vient de trouver un nouveau souffle : il a été repris par une famille géorgienne. La famille Khazaradze compte restaurer ce lieu emblématique et en faire un haut lieu culturel.
Derrière une porte vandalisée du Parvis de Saint-Gilles se cache un trésor : le Diamant Palace, ouvert en 1906, renommé plus tard Aegidium. “C’était un lieu de fête. On a dansé ici, il y a eu un music hall, il y a eu des spectacles et il y a eu des bals“, décrit Gaspard Melville, historien de l’art et spécialiste du patrimoine bruxellois, dans la salle Louis XV.
Cela fait 40 ans que ce lieu est largement inoccupé. Seul le rez-de-chaussée a été utilisé jusqu’en 2012.
Le dernier projet de rénovation a échoué, mais un acheteur vient de sauver l’Aegidium. Une fondation géorgienne souhaite rénover le lieu sans le dénaturer et faire un pont culturel entre Bruxelles et la Géorgie. Les travaux devraient commencer dans au moins trois ans.
■ Reportage de Simon Breem et Pierre Delmée