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DéFI propose aux partis démocratiques de cosigner sa Charte de la gouvernance

Face au danger du populisme, DéFI propose à nouveau à l’ensemble des présidents de partis démocratiques francophones de cosigner sa Charte de la gouvernance et de la transparence. Sa présidente, Sophie Rohonyi, se tient par ailleurs disponible pour en discuter les modalités d’application, indique le parti lundi.

“En termes de gouvernance et de transparence, la Belgique est adepte de la politique de l’autruche. Or, s’indigner des scandales politico-médiatiques est hypocrite si, dans le même temps, rien n’est fait pour changer en profondeur les mécanismes qui les ont rendus possibles”, déclare-t-elle.

En trois ans, depuis la première version de la charte de la bonne gouvernance que DéFI avait déjà envoyée aux autres partis, la Belgique a été secouée par au moins une demi-douzaine d’affaires de mauvaise gouvernance. “Ce chiffre interpellant nous pousse aujourd’hui à proposer une version profondément renforcée afin de restaurer durablement la confiance des citoyens dans leurs institutions, mais aussi de réduire les dépenses publiques dans un contexte de tension démocratique et budgétaire qui l’exige”, explique le parti.

Composée de 40 mesures, la Charte de DéFI prévoit notamment l’encadrement du fonctionnement des partis politiques; davantage de transparence sur les rémunérations, les désignations politiques, les conflits d’intérêts et le lobbying; un plafonnement plus strict de certaines rémunérations publiques; une réduction du nombre de parlementaires, de membres de cabinet ministériel et d’intercommunales; la fin d’avantages injustifiés ou encore des règles plus exigeantes en matière de cumul des mandats et d’utilisation de l’argent public.

“Les responsables politiques expliquent aux citoyens qu’il faut faire des choix difficiles. Ce débat est légitime. Mais il ne sera accepté que si les élus s’appliquent à eux-mêmes ces principes. Nous demandons donc aux différents partis d’appliquer la même rigueur face aux mécanismes qui permettent aux scandales d’émerger et de se reproduire. C’est une question de justice démocratique, de crédibilité politique et une condition indispensable pour restaurer la confiance dans nos institutions”, conclut Sophie Rohonyi.

Belga

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