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Grâce aux données de Strava, la VUB repère les grands points noirs des infrastructures cyclables à Bruxelles

En combinant des données publiques et l’activité enregistrée sur Strava, des chercheurs de la VUB ont identifié plus de 30 zones critiques à Bruxelles où les infrastructures cyclables sont insuffisantes malgré une forte fréquentation.

Des chercheurs de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) ont développé une nouvelle méthode permettant d’identifier de manière ciblée les lacunes en matière d’infrastructures cyclables en région bruxelloise. Pour ce faire, les scientifiques ont combiné des données publiques de compteurs fixes avec des données anonymes provenant de l’application sportive Strava, fait savoir l’université.

■ Reportage de Rémy Rucquoi et Charles Carpreau

“La planification actuelle des infrastructures cyclables repose souvent sur des comptages manuels ou sur un nombre limité de compteurs fixes”, explique Sara Tori de l’équipe de chercheurs. “À Bruxelles, il n’y a actuellement que 18 compteurs fixes de ce type, qui, de plus, ne sont situés qu’aux endroits où il y a déjà des pistes cyclables séparées. Cela crée un angle mort : les gens savent combien de personnes circulent à vélo sur les pistes cyclables existantes, mais n’ont aucune idée des flux de circulation sur les routes où aucune infrastructure sûre n’est encore en place”, épingle-t-elle.

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Pour y remédier, l’équipe a développé un algorithme d’apprentissage automatique, qui convertit l’activité Strava en volumes réalistes de cyclistes sur les routes bruxelloises. Ce modèle a également permis aux chercheurs de cartographier les tronçons très fréquentés dépourvus de pistes cyclables séparées.

Concrètement, l’étude a identifié un manque d’infrastructures cyclables sur plus de 30 sites critiques de la Région de Bruxelles-Capitale, où le trafic cycliste est comparable à celui des itinéraires les plus fréquentés de la métropole.

L’analyse a mis en avant deux types de zones prioritaires. Premièrement, les chaînons manquants, c’est-à-dire de lieux où l’infrastructure est soudainement interrompue, comme le long de certaines sections du canal. Deuxièmement, des artères telles que la rue Antoine Dansaert ou la rue du Trône, où le nombre de vélos est important, mais où il manque encore des voies sécurisées et séparées.

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La VUB estime que les résultats de cette étude fournissent un outil concret permettant aux décideurs politiques de cibler plus efficacement des budgets limités dans des endroits où les cyclistes sont massivement présents, mais où leur sécurité n’est pas garantie.

Belga – Photo : BX1

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