Saint-Josse placée sous tutelle coercitive? Emir Kir assure que “la situation de la commune s’est améliorée”
Emir Kir, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, était l’invité de Bonsoir Bruxelles ce mercredi soir. Sa commune pourrait être placée sous tutelle coercitive en raison de sa situation financière. Il assure sur notre plateau que le déficit budgétaire n’est pas aussi dramatique.
Sa commune pourrait être placée sous tutelle coercitive en raison de sa situation financière. Emir Kir, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, balaie de la main, sur le plateau de Bonsoir Bruxelles, les conclusions du rapport de l’administration Bruxelles Pouvoirs locaux qui affirme que la commune présenterait un déficit cumulé de 30 millions d’euros en 2025 (sur un budget annuel de 120 millions d’euros).
“La situation a changé. On a voté encore récemment les comptes de 2024. Au lieu d’avoir 14 millions de déficit, on est à 11 millions. La semaine passée, j’étais avec mon receveur : les informations qui nous ont été livrées montrent qu’au lieu d’avoir 16 millions d’euros de déficit en 2025, on devrait se situer à 5,35 millions. Au total, c’est loin des 30 millions d’euros. Ça devrait tourner autour des 17 ou 18 millions d’euros“, assure Emir Kir.
En octobre 2025, un plan d’assainissement (exigé en contrepartie de l’aide financière de la Région) aurait permis de remettre les finances de la commune à l’équilibre, selon les dires d’Emir Kir. “Nous avons fait 22 millions d’euros d’effort. Nous avons redressé les recettes et fait beaucoup moins de dépenses. La situation de la commune s’est améliorée“.
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La note, transmise aux cabinets ministériels bruxellois, doit être examinée lors du Conseil des ministres du 28 mai.
La procédure envisagée permettrait, après deux avertissements restés sans réponse, l’envoi de commissaires spéciaux chargés d’exécuter les obligations de la commune. Concrètement, Saint-Josse perdrait une partie de son autonomie budgétaire et politique au profit de la tutelle régionale.
Selon La Libre, une telle mesure n’a plus été appliquée depuis 1976, lors de l’affaire des “guichets séparés” à Schaerbeek sous le mayorat de Roger Nols.
■ Interview de Fabrice Grosfilley dans Bonsoir Bruxelles