Les acupuncteurs s’indignent des propos de Vandenbroucke sur leur discipline
L’Association belge des médecins acupuncteurs (ABMA) s’est indignée mercredi des propos du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), concernant sa discipline. Elle déposera prochainement un dossier scientifique auprès du centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), du SPF Santé publique et du Conseil technique de l’Inami pour faire valoir son expertise scientifique.
Dans le cadre de la réforme des mutuelles présentée le 20 mai dernier, le ministre de la Santé a évoqué la possibilité de supprimer les remboursements partiels dédiés à la médecine non conventionnelle pour des raisons économiques. Au micro de la RTBF, Frank Vandenbroucke a notamment pris l’exemple de l’homéopathie ou de l’acupuncture, estimant qu’il “n’existe aucun début de preuve que (ces disciplines) améliorent réellement la santé”.
L’ABMA a dénoncé ces propos et rappelle avoir envoyé au cabinet du ministre, en janvier dernier, un courrier détaillé sur les preuves scientifiques de sa pratique et sa volonté de dialogue avec le gouvernement.
L’association réaffirme qu’elle ne souhaite pas de nouveau financement, mais demande de préserver son statut thérapeutique. “La suppression de ce statut éloignerait encore davantage la pratique de tout contrôle de qualité”, avertit-elle.
Elle pointe encore l’existence de plusieurs études démontrant le “bon rapport coût-efficacité” de l’acupuncture dans certains cas.
Alors que le ministre a évoqué la possibilité de soumettre certaines pratiques non conventionnelles à l’avis d’un comité d’experts, les acupuncteurs se disent à la disposition des instances compétentes.
“Ce que nous défendons avant tout, c’est le droit des patients à des soins sûrs et encadrés, fondés sur des données scientifiques solides”, a conclu le président de l’association, le docteur Olivier Cuignet.
Belga