Les évaluations de fin d’année suspendues au préavis de grève dans l’enseignement
A l’exception des épreuves externes certificatives, l’organisation d’autres évaluations de fin d’année relève de la liberté des établissements et n’est donc pas imposée, a souligné mardi le secrétaire général de la CSC-Enseignement, Roland Lahaye, après la prolongation vendredi du préavis de grève dans l’enseignement jusqu’au 10 juillet.
“Quand un enfant a fait sa scolarité jusqu’au mois de mai et qu’il est absent tout le mois de juin, il rate son année ? Non. Pourquoi ? Parce que le conseil de classe tient compte des circonstances exceptionnelles et (évalue) au cas par cas“, a illustré le dirigeant syndical, sur les ondes de La Première (RTBF radio).
Le report vendredi du vote au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles des mesures d’économies dans l’enseignement prévues par le gouvernement MR-Engagés a entraîné la prolongation par les syndicats de leur préavis de grève jusqu’au 10 juillet. Ce report du vote est dû à des demandes d’avis au Conseil d’État réclamées par l’opposition de gauche.
La prolongation du préavis a été approuvée à l’unanimité par les assemblées générales des régionales syndicales, selon Roland Lahaye. “La fin de l’année pour eux ne représente à la limite pas grand-chose par rapport au fracas qui est annoncé dans l’enseignement. Ce n’est pas que nous soyons prêts à sacrifier la fin de l’année, mais on nous impose de la sacrifier, c’est un choix du gouvernement“, a-t-il ajouté, nuançant ce propos en rappelant la liberté des établissements d’organiser ou non des évaluations. “Des actions sont déjà programmées au-delà de mercredi dans certaines écoles. Les grévistes pensent surtout à l’avenir des élèves et à la qualité des enseignements“, selon le dirigeant syndical.
Belga