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Titres-services : environ 300 travailleuses devant le siège des Engagés pour dénoncer la menace qui pèse sur 735 emplois

Environ 300 travailleuses du secteur des titres-services, selon la police, se sont rassemblées mercredi vers 14h00 devant le siège du parti Les Engagés à Bruxelles. Dans une ambiance bruyante, ponctuée de coups de sifflet, elles ont dénoncé la potentielle perte de 735 emplois.

Vers 14h15, une délégation syndicale a été reçue par des représentants du cabinet d’Yvan Verougstraete, président du parti.

Les travailleuses ont brandi des pancartes arborant des messages tels que “On n’est pas des serpillières, on veut des emplois de qualité“, “On ne veut pas jeter l’éponge“, “Stop à l’aspirateur social, soutenez les titres-services dans l’économie sociale” ou encore “Hublet, ce n’est pas comme ça qu’on fait le ménage“.

■ Reportage de Gilles Chevalier et Martin Hurez

Au cœur de la mobilisation figure l’application d’un arrêté adopté en 2024, par la précédente législature, concernant l’incompatibilité entre les contrats titres-services et les aides à l’emploi en économie sociale d’insertion. Selon ce texte, des prestations payées via les titres-services ne pourraient plus être effectuées par des travailleuses dont l’emploi est financé par le dispositif d’insertion en économie sociale.

► Voir aussi | 735 emplois menacés à Bruxelles dans les titres-services : les syndicats se rassembleront devant le siège des Engagés ce mercredi

Les organisations concernées craignent que le nouvel appel à projets relatif au mandatement des entreprises sociales d’insertion, que doit présenter jeudi au gouvernement bruxellois le ministre de l’Emploi Laurent Hublet, confirme l’exclusion des titres-services du financement de l’insertion.

Du côté des Engagés, on rappelle que cet arrêté avait été pris lors de la précédente législature.

Selon le secteur, le public visé par cette exclusion est composé à 95% de femmes, souvent âgées de plus de 45 ans, peu ou pas qualifiées, fréquemment à la tête de familles monoparentales et issues d’origine culturelle fortement diversifiée, majoritairement extra-européenne.

Les syndicats (CSC, FGTB et CGSLB) ont signifié leur soutien aux travailleuses concernées et aux entreprises du secteur face aux mesures envisagées.

Belga – Photo : Belga Image

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