Asile et migration : les hubs de retour sont “un point sensible au sein du gouvernement”
Le placement de familles avec enfants dans des centres (hubs) de retour devra encore être débattu au sein du gouvernement fédéral, a indiqué la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA) mercredi au micro de l’émission “De Ochtend” sur Radio 1. Elle n’a pas souhaité se prononcer explicitement sur sa position personnelle. “Mais vivre dans l’illégalité est-elle une perspective durable ?“, a-t-elle rétorqué.
Fin mars, le Parlement européen a approuvé, par un vote droite-extrême droite, l’entrée en négociation avec les États membres (Conseil) sur le règlement relatif au retour des personnes en séjour irrégulier dans l’UE. Ce vote ouvre la voie à la création de centres de retour controversés dans des pays tiers pour les demandeurs d’asile déboutés.
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La question de savoir si la Belgique recourra à ce dispositif doit encore être débattue au sein du gouvernement. La ministre Van Bossuyt a confirmé mercredi qu’il s’agissait d’un sujet sensible. Au Parlement européen, les seuls votes belges positifs sont venus de la N-VA (ECR) et du Vlaams Belang (PfE). Parmi les partis membres de la coalition Arizona, le MR, Les Engagés et Vooruit ont voté contre. Le CD&V s’est abstenu.
La ministre N-VA n’a pas indiqué explicitement si elle était favorable aux hubs de retour. Elle a toutefois souligné qu’aujourd’hui, 80 % des personnes déboutées finissent par rester malgré tout. “C’est inacceptable“, a-t-elle estimé. “Quel est l’avenir des familles avec enfants qui n’ont pas de droit de séjour ? Est-ce de l’illégalité ?“, a-t-elle demandé.
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