Bruxelles tourne au ralenti à cause des congés scolaires non alignés : “Il ne faut pas sous-estimer l’impact économique”
Le décalage des congés scolaires entre francophones et néerlandophones ralentit l’activité économique à Bruxelles.
À Bruxelles, les commerces tournent au ralenti depuis plusieurs semaines. Entre les congés scolaires francophones et néerlandophones qui ne coïncident pas, la fréquentation diminue et les habitudes changent : vacances, télétravail et temps passé en famille pèsent sur l’activité.
■ Reportage de Michel Geyer, Hugo Moriamé et Yannick Vangansbeek
Dans certains quartiers, notamment à proximité des bureaux, la baisse est bien visible. “On est entouré de bureaux et il y a moins de personnes qui travaillent en période de vacances, donc on doit adapter nos stocks. On compte environ 20 % en moins”, explique Renaud Caeymaex, exploitant du Delhaize Reyers.
Pour les entreprises, cette période est aussi plus difficile à gérer en raison du calendrier scolaire non aligné entre les deux communautés. “Bruxelles est une zone de concertation entre francophones et néerlandophones. Tous les conseils d’administration, les comités de travail, mais aussi la collaboration quotidienne dans les entreprises sont ralentis, avec plusieurs semaines de congés très rapprochées. Il ne faut pas sous-estimer l’impact sur le tissu économique bruxellois”, souligne Thierry Geerts, directeur général de BECI.
► Reportage | Vers un calendrier scolaire commun en Belgique ?
Cette période a également un effet sur la mobilité. Selon Bruxelles Mobilité, la circulation diminue en été, avec une baisse pouvant atteindre 15 % en juillet et août. Ces dernières semaines, le recul est moins marqué, mais il suffit à fluidifier certains points habituellement congestionnés de la capitale.
La rédaction – Photo : BX1