Le survol de Bruxelles perturbe fortement le sommeil de plus de 104.000 personnes
Plus de 104.000 personnes vivant dans les environs de Brussels Airport voient leur sommeil fortement perturbé par les décollages et les atterrissages d’avions. Près de 60% d’entre elles résident dans la Région de Bruxelles-Capitale. C’est ce qui ressort de l’étude annuelle sur l’impact sonore de l’aéroport de Zaventem.
Le rapport, rédigé chaque année par un bureau d’études indépendant, le cabinet de conseil en aviation To70, fait état de 104.298 personnes dont “le sommeil est fortement perturbé” en 2025, sur la base des données démographiques les plus récentes. Cela représente une augmentation de 2,5 % par rapport à 2024, année où elles étaient environ 101.750.
À titre de comparaison, le nombre de mouvements aériens nocturnes au départ et à destination de Brussels Airport – entre 23h00 et 7h00 – a augmenté de 2,1% en un an.
La plupart des personnes souffrant de ces troubles du sommeil vivent dans la Région de Bruxelles-Capitale. Elles sont plus de 60.000, soit 58% du total. La Ville de Bruxelles (16.643), Schaerbeek (12.924), Molenbeek-Saint-Jean (10.596) et Evere (7.039) sont les communes les plus touchées de la liste. Viennent ensuite Zaventem (6.770) et Vilvorde (5.482), dans le Brabant flamand.
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L’année dernière, on a constaté une augmentation notable de personnes au sommeil fortement perturbé à Molenbeek-Saint-Jean (+54%) et à Koekelberg (+47%), tandis que leur nombre a considérablement diminué à Jette (-35%). Cela s’explique principalement par une nouvelle procédure d’atterrissage pour les arrivées sur la piste 07L, qui a été remise en service l’été dernier. Avec cette nouvelle procédure, les avions s’alignent sur la piste depuis une plus grande distance, survolant ainsi Molenbeek et Koekelberg. Dans l’ancienne procédure, il y avait encore un virage à gauche juste avant l’atterrissage, au-dessus de Jette. La piste 07L a également été utilisée plus souvent l’année dernière qu’en 2024.
Le nombre de personnes dont le sommeil est fortement perturbé est calculé en combinant les nuisances sonores nocturnes autour de l’aéroport avec les calculs établis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant les troubles du sommeil.
Le rapport fait également état de “personnes fortement gênées”, où il est tenu aussi compte des nuisances sonores pendant la journée. Elles étaient au nombre de 207.479 l’année dernière, soit un peu moins que les quelque 209.000 recensées en 2024.
L’an dernier, il y a eu un total de 204.147 mouvements aériens à destination et en provenance de Brussels Airport, soit une hausse de 2,8% par rapport à 2024. Ce chiffre restait toutefois inférieur de près de 13% à celui de 2019, avant la pandémie de coronavirus.
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Belga – Photo : Belga Image