1er mai : “Nous reviendrons et nous reconstruirons”, promet le président du PS Paul Magnette
Le PS s’est posé vendredi en “alternative” aux “gouvernements de droite”. Deux ans après des élections qui ont mené à son éviction des majorités, sauf à Bruxelles, il envisage déjà son retour au pouvoir.
“Nous reviendrons plus grands et plus forts, et je vous le dis solennellement, tout ce que la droite a démoli, nous le reconstruirons et nous le reconstruirons en mieux“, a lancé le président, Paul Magnette, devant les militants réunis à Charleroi à l’occasion du 1er mai.
Salaires, pensions, santé, situation des étudiants… M. Magnette a cité quelques thèmes, sans en dire plus. Seul engagement précis à ce stade: le rétablissement des repas gratuits dans les écoles “car tout enfant, d’où qu’il vienne, a le droit de manger à sa faim”.
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Les socialistes ont dressé un sombre bilan des majorités de droite. “On comprime les travailleurs, on opprime les pensionnés et, pendant ce temps-là, ceux qui sont tout en haut, on les épargne. C’est insupportable et, en plus, ça ne marche pas. Vous avez vu les résultats depuis qu’ils sont là: le déficit va doubler, la dette va exploser. Et, pendant ce temps, il n’y a pas de croissance et on ne crée pas d’emplois“, a souligné M. Magnette.
Le PS se veut une force de proposition. Son président a rappelé les textes déposés par son parti dans les parlements, notamment pour faire contribuer davantage les plus riches ou créer de l’emploi. Il a aussi insisté sur le bilan de la coalition Vivaldi dont faisaient partie les socialistes francophones. “Sous le gouvernement précédent, nous avons relevé la pension minimum, haussé le salaire minimum, taxé les surprofits et aidé les ménages face à la hausse des prix de l’énergie. Nous avons créé 300.000 emplois et sorti 400.000 personnes de la pauvreté“, a-t-il affirmé.
Le MR et Les Engagés étaient dans le viseur des socialistes. “Les ingénieurs se sont avérés être des imposteurs et des amateurs“, a insisté la députée fédérale Ludivine Dedonder. M. Magnette, lui, a rappelé le nombre d’années que les libéraux sont au pouvoir en Belgique. “Cela fait 27 ans que le MR est au pouvoir, Didier Reynders a été à la tête des Finances durant onze ans, pendant douze des libéraux ont eu le budget. Si les caisses sont vides, c’est avant tout la faute de la droite“, a-t-il martelé.
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Il y a quinze jours, de nombreux leaders de gauche se sont rassemblés à Madrid à l’invitation du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, une référence citée à plusieurs reprises par le président des socialistes francophones. “Le vent est en train de tourner“, a assuré M. Magnette, citant la victoire du socialiste Seguro au Portugal, l’échec du référendum de la Première ministre italienne Giorgia Meloni ou la défaite de Viktor Orban en Hongrie… en omettant de préciser que le champion de l’illibéralisme avait été vaincu par un conservateur issu de ses rangs.
Belga – Photo : Belga