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Le collectif Mars Attacks se mobilise: “On veut défendre l’enseignement, les élèves et nos collègues”

Au cœur de la manifestation de ce 9 avril, les enseignants étaient bien présents. Eux aussi dénoncent des mesures d’austérité. Le nouveau collectif d’enseignants Mars Attacks faisait également partie du cortège.

Devant l’institut Saint-Dominique, des enseignants membres du collectif Mars Attacks se préparent à la guerre. Direction la gare du Midi pour rejoindre le cortège de la manifestation. “On se sent vraiment en forme. On est quasiment 60 écoles dans le collectif, en plus de toutes les autres, également, qui nous rejoignent. On va être nombreux. On a envie de faire parler de nous, défendre l’enseignement, défendre les élèves, défendre nos collègues également. On est motivés“, se réjouit Mathieu Hovine, enseignant au sein de l’institut Saint-Dominique.

Mars Attacks est un collectif apolitique d’enseignants qui regroupe près de 56 écoles, principalement bruxelloises. Dans le cortège, Mathieu et ses collègues font entendre leur voix. “On est là contre la réforme du gouvernement, pour un refinancement de la Fédération Wallonie-Bruxelles“, rappelle l’enseignant.

Des élèves sont aussi présents, comme Jahana, venue soutenir ses professeurs : “Nous aussi, on va se battre pour eux parce qu’ils se battent pour nous et on a besoin de les soutenir“.

► Voir notre reportage | Entre 10.000 et 15.000 manifestants de différents secteurs défilent contre les mesures d’austérité de la FWB

Les raisons de la colère des manifestants sont nombreuses : hausse du minerval, augmentation de la charge de travail sans revalorisation salariale ou encore la fin de la gratuité des repas scolaires dans certaines écoles. “Je travaille dans une école avec un indice socio-économique très faible“, nous explique Andy Dieryck, délégué syndical CGSP Enseignement. “Jusqu’à présent, les enfants pouvaient manger gratuitement. À partir de septembre, on risque de devoir redemander aux enfants 3 € ou 3,50 €. J’ai bien peur que ce soit le retour de boîtes à tartines vides ou des repas qui sont totalement déséquilibrés.

Face à l’ampleur de la manifestation, la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny réagit : “Je comprends que les économies puissent susciter des inquiétudes. Elles s’inscrivent toutefois dans un plan sur cinq ans qui vise aussi à permettre des réinvestissements concrets dans l’enseignement.

Entre 10.000 et 15 000 personnes se sont rassemblées aujourd’hui pour exprimer leur mécontentement. Une mobilisation importante dont une grande partie semblait venue tout droit de la planète Mars.

■ Reportage de Valentine Rolus et Sarah Uenten

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