Recours sur la fusion des zones de police : Bernard Quintin répond à Olivier Maingain
Présent ce jeudi dans la matinale de BX1, Olivier Maingain s’était encore opposé à la fusion des zones de police. Toujours sur BX1, Bernard Quintin, le ministre de l’Intérieur, lui a répondu.
“La conférence des bourgmestres, qui s’est réunie hier (NDLR mercredi), a décidé d’intenter des procédures devant la Cour constitutionnelle en annulation de certaines dispositions. Il y a un large consensus, même si je ne dis pas que toutes les communes iront en recours.” Ce jeudi, Olivier Maingain a annoncé que certains bourgmestres allaient passer à l’attaque.
Pourtant, Bernard Quintin a un agenda bien précis en tête. “Mi-avril, il y aura un dernier passage en commission de l’Intérieur. Dans les trois semaines qui suivent, on devrait pouvoir voter cela en plénière et il sera publié dans la foulée. La création se fera dans la foulée, mais elle devrait être effective un an plus tard. Donc il y aura une zone unique de police bruxelloise effective le 1er janvier 2028.”
Mais que pense-t-il de ce possible recours, pourrait-il faire capoter cette fusion ? “Ce recours aura lieu, ou non, lorsque la publication sera effectuée. Je signale tout de même que cette fusion faisait partie de l’accord du gouvernement.”
► Lire aussi | Olivier Maingain prêt à déposer plainte au pénal pour le survol de Bruxelles : “On ne va pas se laisser faire”
Ce qui n’empêche pas le conseil des bourgmestres d’introduire un recours. “Nous sommes en démocratie et je suis un démocrate. Je dis juste qu’il y a une logique pour les bourgmestres qui font partie de ces majorités-là.”
En d’autres termes, cela signifie que le ministre fédéral n’apprécierait pas qu’un bourgmestre MR ou des Engagés signe ce recours. “Je trouverais cela pour le moins particulier”, a-t-il admis.
Il est ensuite revenu sur les déclarations d’Olivier Maingain. “Je trouve cela dommage qu’il se complaise dans des demi-vérités qui parfois confinent au mensonge. Ce n’est pas vrai que je n’ai pas tenu compte de l’avis des bourgmestres”, estime le libéral. “Si monsieur Maingain pense qu’on ne fait pas bien son travail quand on n’applique pas 100 % de ce qu’il dit, je suis désolé. S’il était démocrate comme moi, il accepterait que l’on peut écouter un certain nombre de choses, sans être d’accord avec elles.”
► Lire aussi | Des militaires dans les gares et les métros bruxellois: “Dire qu’il n’y a aucune base légale, c’est faux”
Bernard Quintin compte suivre le travail parlementaire et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, même s’il respectera les organes démocratiques comme la Cour constitutionnelle. “Ce n’est pas parce qu’un bourgmestre dit qu’il va introduire un recours que je vais arrêter mon projet. La démocratie, c’est respecter l’ordre des choses. Si cette loi est publiée, quelqu’un peut introduire un recours et c’est son droit le plus strict. Mais cela ne m’empêche pas de continuer à avancer.”
Rédaction