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“C’est une porte qui se ferme pour près de 800.000 femmes”: L’ASBL Toi Mon Endo dit devoir cesser ses activités faute de subsides, le ministre dément

L’ASBL Toi Mon Endo, qui vient en aide aux femmes atteintes d’endométriose, doit cesser toutes ses activités le 1er avril en raison d’une absence de subsides prévus par le ministre de la Santé en Wallonie et des Droits des femmes en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), Yves Coppieters, annonce-t-elle mardi dans une carte blanche.

L’association affirme attendre le versement de ses subsides depuis le 1er janvier 2026, sans jamais recevoir de réponse à ses demandes auprès du cabinet du ministre. “Avec cette situation, ce n’est pas seulement une association qui disparaît. C’est une porte qui se ferme pour près de 800.000 femmes en Belgique vivant avec l’endométriose”, souligne l’ASBL.

Elle pointe par ailleurs un manque de cohérence avec les priorités affichées de M. Coppieters concernant la santé des femmes et notamment d’une meilleure prise en charge de l’endométriose, qu’il avait présentée comme une priorité en mai 2025. Elle note également que l’équipe du cabinet était présente en février pour l’inauguration du lieu d’accompagnement de l’association, saluant un projet “essentiel“, “vital“, emblématique” qu’elle est “très fière de soutenir”.

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Face à ce constat, l’ASBL demande un versement immédiat des subsides et un “financement digne de la réalité du terrain“. Le ministre avait en effet prévu d’investir 17 centimes par femme et par an, un montant que Toi Mon Endo qualifie de “dérisoire“.

L’association reçoit 25 demandes d’aide directes par semaine, parfois vitales, affirme-t-elle. Elle organise également plus de 40 conférences par an dans toute la Belgique et sensibilise plus de 10.000 élèves dans les écoles secondaires chaque année, selon elle.

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Dans une réaction transmise à Belga, Yves Coppieters assure que le gouvernement n’a pas abandonné l’association et qu’il a, au contraire, doublé son soutien. L’ASBL bénéficiait de près de 50.000 euros annuellement via la Fédération Wallonie-Bruxelles et ce soutien a été doublé à 100.000 euros pour 2026, mobilisant les moyens de la FWB (50.000 euros) et de la Wallonie (50.000 euros). “Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, qui a vu une majorité de nouveaux projets refusés, il s’agit d’un choix politique fort en faveur de la santé des femmes“, affirme-t-il.

Le ministre note également que “le soutien en cours d’examen s’inscrit dans une convention pluriannuelle sur cinq ans pour le volet propre à la Fédération Wallonie-Bruxelles, précisément pour offrir à l’association une stabilité qu’elle ne connaissait pas jusqu’ici. Ce choix structurel demande du temps de mise en place (convention pluriannuelle à passer au gouvernement, celle de Toi Mon Endo est une des premières concernées), mais il constitue une avancée majeure“.

Il précise encore que l’octroi d’un subside public implique de nombreuses étapes, ce qui explique le décalage entre une décision politique et sa liquidation, affirmant qu’il n’y a donc aucune volonté de blocage. “Dès lors, présenter un soutien public qui est en voie d’être pérennisé et doublé comme du ‘mépris’ ou réduire l’action publique à ’17 centimes par femme’ est une lecture caricaturale et trompeuse“, assure encore le ministre centriste.

Yves Coppieters conclut en affirmant rester pleinement engagé sur la question de l’endométriose, mais avec une exigence, “celle d’un soutien équitable, structuré et responsable, loin des raccourcis et des procès d’intention.”

 

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Avec Belga

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