Colis suspects à la gare du Midi : une enquête ouverte pour des faits de menace
Un des engins suspects retrouvés lundi en fin d’après-midi à la gare de Bruxelles-Midi s’est révélé être factice, a indiqué le parquet de Bruxelles mardi en fin de matinée. Le ministère public a ouvert une enquête pour des faits de menace.
La gare de Bruxelles-Midi avait été évacuée lundi dans l’après-midi après le signalement de plusieurs paquets suspects. Le parquet est revenu sur la nature d’un de ces colis. “Le caractère factice du colis suspect n’enlève rien au caractère répréhensible des faits qui sont punissables d’une peine pouvant s’élever jusqu’à deux ans d’emprisonnement“, a déclaré le parquet.
Le ministère public précise qu’aucun suspect n’a été identifié à ce stade. Plusieurs actes d’enquête sont toutefois en cours. “Les objets sont notamment transmis au labo pour analyse et les images de vidéosurveillance sont également examinées”, a conclu le parquet.
L’alerte a été donnée vers 17h20 après qu’un accompagnateur de train a repéré un sac abandonné à bord d’une rame à quai. “En faisant ma ronde de sécurité, j’ai trouvé un sac abandonné au-dessus du panier. J’ai ouvert le sac et il y avait un cylindre noir marqué explosif et corrosif. J’ai vu qu’il y avait un téléphone et des fils. Donc évidemment, la procédure, j’ai fait arrêter le train, j’ai prévenu tout le monde et on a évacué le train.“, a-t-il expliqué à nos confrères de la RTBF.
La police fédérale avait indiqué lundi soir que les trois paquets suspects contrôlés s’étaient révélés inoffensifs. Le trafic ferroviaire avait été interrompu vers et au départ de la gare, sur ordre de police. L’incident a provoqué d’importantes perturbations en pleine après-midi dans l’un des principaux nœuds de transport de la capitale.
Plus de 300 heures de retard
Les trois colis suspects retrouvés lundi à la gare de Bruxelles Midi ont entraîné plus de 18.649 minutes de retard cumulées, soit plus de 300 heures, indique Infrabel mardi. Plus de 300 trains ont également été supprimés.
Infrabel et la SNCB rappellent que “toute personne qui abandonne volontairement des colis suspects ou qui effectue de fausses alertes risque, en Belgique, une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans et devra probablement aussi assumer l’ensemble des coûts liés à l’intervention de la police et à l’évacuation.”
Les deux sociétés analysent le préjudice financier et “se réservent le droit de répercuter ces coûts – qui s’avéreront sans aucun doute très élevés – sur l’auteur ou les auteurs.” Toutefois, le ou les responsables n’ont pas encore été identifiés.
Trois colis suspects ont été repérés lundi vers 17h30 dans la gare de Bruxelles Midi. La gare a dû être entièrement évacuée avant de rouvrir aux alentours de 20h00. Le trafic ferroviaire a été fortement perturbé pendant toute la soirée. Les colis se sont révélés factices, a indiqué le parquet de Bruxelles, mardi matin.
Belga