Tirs mortels avenue Stalingrad: la chambre des mises va statuer sur un renvoi aux assises
La chambre des mises en accusation de Bruxelles décidera vendredi du renvoi ou non, devant la cour d’assises, de suspects dans l’affaire des coups de feu mortels tirés le 19 mai 2024, avenue Stalingrad à Bruxelles, et qui ont coûté la vie à un homme de 28 ans, a appris Belga de sources judiciaires. Cette information en confirme de précédentes, relayées par La Dernière Heure dimanche et par plusieurs autres médias jeudi.
Les faits s’étaient déroulés le dimanche 19 mai. Quatre hommes à bord de deux scooters étaient passés devant le café El Massirat et l’un d’eux avait ouvert le feu, blessant deux personnes. L’une des victimes, un homme âgé de 28 ans originaire d’Alost, avait succombé à ses blessures à l’hôpital. Selon sa famille, il s’agissait d’une victime innocente touchée par accident. Peu après les faits, quatre suspects avaient été arrêtés. L’un d’eux a entre-temps été mis hors de cause. Un dernier suspect, l’auteur présumé des coups de feu, a été arrêté en décembre. Il était mineur au moment des faits.
Les tirs faisaient visiblement suite à un incident survenu plus tôt dans la journée et au cours duquel Hassan B., un homme d’une cinquantaine d’années, avait été impliqué dans une bagarre au Café El Massirat. Il avait ainsi reçu de violents coups et perdu plusieurs dents. L’homme aurait alors porté plainte auprès de la police et raconté l’incident à ses deux fils. Ces derniers se seraient ensuite rendus chez le propriétaire du café pour se plaindre, mais comme celui-ci avait refusé de leur montrer les images de vidéosurveillance permettant d’identifier les autres personnes impliquées dans la bagarre, ils seraient revenus plus tard accompagnés de deux autres personnes armées et auraient ouvert le feu.
Le père et son fils aîné, Badr B. (24 ans), ont été appréhendés peu après la fusillade. Dans les semaines qui ont suivi, Daymane G. (24 ans) et Marwan R. (23 ans), des amis des fils d’Hassan B., ont également été interpellés. Le deuxième fils de Hassan B., Akram B., le tireur présumé, n’a lui été rattrapé qu’en décembre 2025. Le jeune homme, âgé de 17 ans au moment des faits, a depuis été remis en liberté par le tribunal de l’enfance et sera jugé comme un adulte.
Au cours de l’enquête, le père de Hassan B. a été blanchi. Il a en effet été établi qu’il a tenté de dissuader ses fils de se venger.
Belga