La flambée historique des cours du pétrole provoque un choc sur les marchés mondiaux
La flambée historique des prix du pétrole lundi au-dessus des 100 dollars le baril au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient fait plonger les marchés boursiers et ravive les craintes d’un choc inflationniste mondial.
Vers 08H25 GMT (09H25, heure de Bruxelles), le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, grimpait de 16,18% à 107,69 dollars, peu après avoir flambé de plus de 28%. Le baril de WTI, référence du marché américain, s’envolait de 14,02%, à 103,64 dollars, après avoir brièvement bondi de plus de 31%.
Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu’à 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents.
Côté gaz naturel, la référence européenne, le TTF néerlandais grimpait de 13,49% à 60,58 euros le mégawattheure vers 08H25 GMT (09H25, heure de Bruxelles), après avoir flambé de 30% à l’ouverture.
Durant le week-end, “de nouvelles frappes ont visé des infrastructures énergétiques clés dans la région du Golfe, entraînant d’autres fermetures d’installations de production de pétrole et de gaz”, commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Les marchés de l’énergie restent suspendus aux développements au Moyen-Orient, où le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% de l’offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé.
Réserves stratégiques
Le recours aux réserves stratégiques de pétrole est une “option envisagée” qui devrait être discutée par les ministres des Finances du G7, qui se réunissent lundi sous présidence française par visioconférence pour se pencher sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué lundi une source au sein de l’exécutif français.
Une information qui a contribué à tempérer l’envolée du brut à la fin des échanges en Asie lundi, stabilisant les deux références mondiales du brut au-dessus des 100 dollars le baril.
Belga – Photo : Belga