Aller au contenu principal
BX1

“Les changements ont l’obligation de la vitesse”: la déclaration du gouvernement bruxellois par le ministre-président Boris Dilliès

Le nouveau ministre-président bruxellois Boris Dilliiès (MR) a présenté lundi aux députés bruxellois la déclaration du nouveau gouvernement régional sous la forme d’une “feuille de route serrée vu la gravité de la situation (financière, e. a., NDLR) et le délai qu’il nous reste jusqu’aux élections  (…) Les changements ont l’obligation de la vitesse, de la vigueur et de la visibilité.”

Nous ne sommes pas ici pour nous excuser d’être Bruxellois“, a notamment déclaré Boris Dilliès avant de parcourir les grandes lignes de l’accord. La déclaration du gouvernmeente est à voir en intégralité ici:

Cette déclaration sera encore au menu du Parlement bruxellois dans les prochains jours. Les discussions et débats auront lieu à partir de demain, avant un vote qui lui est prévu dans la journée de vendredi.

Lire aussi | Budget, mobilité, urbanisme… : que contient l’accord de gouvernement bruxellois ?

D’emblée, Boris Dilliès a rappelé que durant la crise politique de près de 615 jours, “la plus longue de l’histoire de la Région-capitale“, la situation budgétaire avait continué de déraper, la dette dépassant 15 milliards, sans oublier la mise à rude épreuve du tissu social. Dans ce contexte, le premier ministre-président libéral bruxellois depuis 22 ans a confirmé l’engagement de la nouvelle majorité MR-PS-Engagés/Groen-Anders-Vooruit-CD&V d’un retour à l’équilibre budgétaire d’ici à 2029, et d’un plafond d’endettement à maximum 3 milliards d’euros.

L’effort sera produit essentiellement via des économies (dans une proportion de 80%), principalement au travers d’une refonte de l’administration. On n’y procédera pas à des licenciements, mais à un moratoire sur les embauches. Les vingt autres pourcents seront réalisés à travers une optimisation des recettes. En 2026, la priorité de la réforme de l’administration sera de créer un service de support commun à toutes les composantes de celle-ci et de recentrer la Région sur ses missions essentielles.

M. Dilliès a ensuite insisté sur la manière d’aborder la problématique de la sécurité et la violence armée liée au narcotrafic. La stratégie du gouvernement bruxellois combinera répression et prévention. “En collaboration avec le parquet, les forces de police et Safe Brussels, nous appliquerons un principe d’intransigeance totale à l’égard des réseaux criminels notamment en fermant les commerces qui servent à blanchir l’argent de la drogue“, a-t-il annoncé. Un commissaire anti-drogues pilotera la stratégie régionale de lutte contre le narcotrafic. Un “plan gare” consacrera 10 millions d’euros à la sécurité, à la propreté et à l’aide aux personnes.

Non sans avoir évoqué un renforcement des sanctions pour les actes de malpropreté, il a indiqué que dans une ville au profil socio-culturel multiple, l’accès à l’aide sociale et aux soins de qualité sont “une préoccupation majeure”. Il a annoncé le développement d’une politique de santé de proximité dans tous les quartiers. La politique de l’emploi visera un taux d’emploi de 70% à l’horizon 2030.

Dossier | Tous nos articles sur le nouveau gouvernement bruxellois

Bertin Mampaka (MR) continuera par ailleurs à assurer la présidence du Parlement régional bruxellois. Le ministre-président sortant, Rudi Vervoort (PS) présidera le Parlement francophone bruxellois en charge des matières de la Commission communautaire française (CoCof) jusqu’au 1er novembre 2027. Le MR, le PS et Les Engagés, ont annoncé ce lundi être tombés d’accord à ce sujet.  A partir de novembre 2027, la présidence du Parlement francophone bruxellois sera assurée par un.e représentant.e du parti Les Engagés. Pour l’exercice de cette présidence dans l’immédiat, la candidature de Rudi Vervoort (PS) sera proposée lundi après-midi aux députés francophones bruxellois.

Cet accord traduit la volonté des trois formations de “garantir la stabilité institutionnelle, le bon fonctionnement des assemblées et un cadre de travail serein pour l’exercice des responsabilités parlementaires. Le MR, le PS et Les Engagés réaffirment leur attachement au respect des institutions démocratiques bruxelloises et à une gouvernance fondée sur la continuité, l’équilibre et la responsabilité”, ont fait savoir lundi ces trois formations politiques, dans une communication commune.

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales