Dépôts clandestins à Bruxelles : une amende sur trois concerne des non-résidents
L’année passée, 36,7 % des amendes pour dépôts clandestins infligées par la Ville de Bruxelles ont visé des personnes ou des entreprises non établies sur son territoire. Ce “tourisme des déchets” représente une part significative des sanctions liées à la propreté publique, signale l’échevin de la Propreté publique, Anas Ben Abdelmoumen (PS), mardi.
Le volume de sanctions est déjà lui-même en hausse : l’an dernier, les services de la Ville ont dressé un total de 7.731 amendes, totalisant quelque 1,16 million d’euros. Il s’agit de 61 % d’amendes de plus qu’en 2024.
Selon M. Ben Abdelmoumen, les déchets provenant de l’extérieur de la capitale viennent majoritairement de communes de la périphérie flamande telles que Grimbergen, Vilvorde, Machelen, Zaventem et Sint-Pieters-Leeuw.
“Il ne s’agit pas d’une coïncidence : ce sont toutes des communes de la périphérie disposant souvent de grands axes d’accès vers Bruxelles, où les auteurs de dépôts clandestins pensent pouvoir se débarrasser de leurs déchets sans être vus”, selon l’échevin.
Ce dernier explique cette situation par l’écart de prix des sacs-poubelle : un rouleau coûte par exemple 22,50 euros à Vilvorde, soit dix fois plus qu’à Bruxelles.
“Cela pousse des navetteurs qui doivent de toute façon se rendre à Bruxelles pour leur travail à y acheter nos sacs-poubelle, à les remplir, puis à venir les déposer sur leur trajet vers la Ville”, ajoute l’échevin.
Pour endiguer ce phénomène, plusieurs mesures ont été décidées : 450.000 euros sont alloués par la Ville de Bruxelles à l’extension du réseau de caméras de surveillance ; l’équipe responsable des verbalisations a été augmentée de deux agents et des blocs de béton ont été installés sur certains axes, comme l’avenue de Vilvorde, pour bloquer l’accès aux zones de dépôts sauvages.
Belga