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Les soins palliatifs au bord de la rupture, faute de moyens : “On doit mettre certaines demandes de côté”

L’absence de gouvernement depuis 606 jours en Région bruxelloise s’illustre également par la souffrance des patients en fin de vie et des équipes de soins palliatifs. Le secteur est au bord de la rupture, faute de moyens et de financements suffisants.

À 84 ans, après avoir croqué la vie à pleines dents, Claire décide de partir de son plein gré. Son euthanasie aura lieu dans quelques jours. “Je suis de bonne humeur tous les jours, je raconte des blagues et tous les soirs on ouvre le champagne“, assure-t-elle, sourire aux lèvres.

Prendre soin du patient dans ses derniers instants, répondre aux questions, apaiser les inquiétudes, c’est le métier de Vincent Foguenne. Il est infirmier dans une équipe pluridisciplinaire de soins palliatifs. “L’idée, c’est de viser un apaisement par rapport à l’euthanasie, la fin de vie, la sédation, les soins palliatifs, etc. C’est un gros travail d’information pour que les choses se passent le plus paisiblement possible au domicile des patients“, décrit-il.

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Ce soin est essentiel pour les personnes en fin de vie, mais il est sous pression depuis plusieurs années. Les ressources manquent pour pouvoir s’occuper de tous les patients. “L’impact, au quotidien, c’est de devoir aller de plus en plus vite pour les prises en charge, prioriser et mettre certaines demandes de côté et devoir accélérer en permanence, alors que c’est un métier qui nécessite du temps“.

Faute de gouvernement bruxellois depuis plus de 600 jours, certains financements sont bloqués et les subsides ne sont pas indexés. Cela empire une situation déjà compliquée qui inquiète la Fédération bruxelloise de soins palliatifs : “Les équipes ont pris en charge un peu plus de 2200 patients, mais ont déjà dû refuser des prises en charge en 2024, faute de moyens. Cela s’est amplifié en 2025, avec près de 200 patients qui n’ont pas pu être pris en charge au moment où ils en avaient besoin“, affirme Céline Van der Cam, directrice de la fédération. “Cela fait plusieurs années que ce manque est pallié par des fonds propres et dépend essentiellement de dons de particuliers pour pouvoir continuer leurs activités“.

La fin de vie est sous pression, alors que le vieillissement de la population s’accélère ces dernières années.

■ Reportage de Romain Vandenheuvel, Yannick Vangansbeek et Stéphanie Mira

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