L’ouverture d’un nouveau centre médical au Peterbos est un soulagement pour les habitants : “Il y a un manque de médecins généralistes ici”
Dans le quartier de Peterbos, à Anderlecht, un centre de santé communautaire vient d’ouvrir. Des médecins y offrent des consultations médicales gratuites pour rendre la médecine plus accessible dans ce quartier où l’accès aux soins est historiquement compliqué.
Quelques voisins se sont rassemblés, ce mercredi, pour fêter l’ouverture du nouveau centre médical de Peterbos. Il n’est pas bien grand : deux cabinets, un par médecin. Mais aujourd’hui, pour ses riverains, c’est déjà beaucoup. “Je trouve ça super pour les gens qui ont des difficultés pour aller chez le docteur. C’est plus facile ici“, réagit une habitante présente lors de cette petite réception. “C’est parfait, c’est très agréable pour tout le monde. Une facilité pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, comme mon amie“, se réjouit une autre.
Le quartier compte une vingtaine de tours et 4 000 habitants alors que le dernier médecin généraliste est parti il y a cinq ans. Le Peterbos était donc, jusqu’ici, un petit désert médical au cœur de la capitale, avec des besoins bien particuliers. Peter le constate avec les premiers patients qu’il a croisés cette semaine : “Il y a un manque de médecins généralistes ici. On voit que les patients vont d’un spécialiste à l’autre, alors que les spécialistes n’ont pas toujours une vue sur le contexte social et le contexte de santé du patient“.
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Un petit coup de pouce pour ce quartier qui fait souvent l’actualité pour son trafic de drogue. Pour les habitants rencontrés, dont Yassmina par exemple, qui travaille dans le centre médical depuis l’ouverture, il y a des raisons d’avoir un peu d’espoir : “Il y a un nouveau commissariat qui s’est installé ici. Petit à petit, le quartier se renforce en sécurité donc il ne faut pas avoir peur. Tout doucement, on sécurise le quartier“, assure-t-elle.
Pour l’instant, les consultations sont gratuites. Le projet est financé par la Commission communautaire flamande et, si tout va bien, le centre est amené à déménager dans un autre bloc du quartier dans les prochaines années afin de s’étendre et d’accueillir de nouveaux médecins.
■ Reportage de Thomas Dufrane et Marjorie Fellinger