Formation bruxelloise : budget 2026 et formation d’un gouvernement sont deux choses distinctes, selon Dirk De Smedt
Le fonctionnement d’un gouvernement en affaires courantes est indépendant des négociations sur la formation d’un nouveau gouvernement, a souligné mardi le ministre bruxellois du Budget en affaires courantes, Dirk De Smedt (Anders), après l’annonce du renoncement d’Yvan Verougstraete à sa mission de formateur bruxellois.
Le président des Engagés a démissionné de son poste de formateur bruxellois après que M. De Smedt ne se fut pas présenté à la réunion de lancement des négociations budgétaires avec le PS, les Engagés, Ecolo, DéFI, Groen, Vooruit et l’Open VLD (depuis lundi Anders).
Après cette annonce, plusieurs personnalités négociatrices ont désigné Anders comme responsable du nouveau blocage de la situation. Ecolo et DéFI ont ajouté que la situation ainsi créée aurait des conséquences y compris sur la gestion des affaires courantes. “L’élaboration d’un budget pour 2026 n’est pas la même chose que la formation d’un nouveau gouvernement ou la définition d’une trajectoire budgétaire pluriannuelle”, a réagi Dirk De Smedt. Pour le parti de celui-ci, les conditions nécessaires à la formation d’un gouvernement bruxellois ne sont pas réunies.
Selon M. De Smedt, le gouvernement bruxellois a décidé avant Noël d’établir un budget pour 2026 avec un déficit inférieur à 1 milliard d’euros.
“En tant que ministre du Budget, j’applique cette décision. J’organise le débat au gouvernement et j’invite tous le partis à formuler des propositions, dans le but d’obtenir un soutien parlementaire aussi large que possible”, a précisé le ministre Anders.
Selon Dirk De Smedt, en ce qui concerne les négociations, Anders a toujours clairement indiqué les conditions dans lesquelles un gouvernement bruxellois pouvait être formé. Elles sont connues de tous.
Pour Anders, Bruxelles doit être en meilleure posture en 2029. Cela suppose des économies, des réformes et un cheminement vers l’équilibre budgétaire d’ici 2029.
Dirk De Smedt a rappelé que la formation d’un gouvernement nécessitait une majorité néerlandophone qui a été abandonnée par Groen et Vooruit.
Belga