Aller au contenu principal
BX1

“Bruxelles ne peut rester l’otage d’un seul parti”: les négociateurs sortent groggy, mais aussi très remontés après la volte-face d’Anders

Au-delà de la déception qu’ils partagent avec le formateur Yvan Verougstraete (Les Engagés), démissionnaire, les négociateurs PS, Ecolo, DéFI, Groen et Vooruit, sortis quelque peu groggy de la réunion ont vivement déploré l’attitude d’Anders (ex-Open Vld).

“Malgré les efforts sérieux d’Yvan Verougstraete, et pour la quatrième fois depuis les élections, l’intransigeance de l’Open Vld a rendu impossible la formation d’un gouvernement bruxellois de plein exercice et la négociation d’un budget 2026. Bruxelles ne peut rester l’otage d’un seul parti”, a déploré le président du PS bruxellois Ahmed Laaouej.

■ Reportage de Jamila Saïdi M’Rabet et Yann Vangansbeek et analyse de Michel Geyer

Pour celui-ci, l’attitude de l’Open-Vld/Anders atteste d’un  paradoxe fondamental : celui de vouloir répondre à l’urgence budgétaire tout en rendant toute négociation impossible, au sein du gouvernement en affaires courantes tout comme à la table des négociations; celui de vouloir réformer Bruxelles tout en empêchant toute majorité d’émerger pour voter ces mêmes réformes.
Le PS a ajouté qu’il continuera à “assumer pleinement sa responsabilité à partir du Parlement bruxellois” et que la priorité demeurait l’installation d’un gouvernement de plein exercice en vue de proposer un budget sérieux pour répondre aux urgences sociales, environnementales et économiques de la Région.

► Revoir | “Nous n’avons pas pu rassembler une majorité pour commencer les négociations”: Yvan Verougstraete renonce

“Nous avons pris nos responsabilités et j’espérais que l’on puisse poursuivre le travail puisque mes homologues de Groen et Vooruit étaient prêtes à poursuivre le travail avec une minorité côté flamand”, a commenté Zakia Khattabi (Ecolo).
“J’aurais souhaité qu’il aille jusqu’au bout, mais je comprends aussi vu le peu de respect et le mépris de certains autour de la table pour le travail qu’il avait entamé”, a-t-elle ajouté.

Bernard Clerfayt (DéFI) a déploré la nouvelle situation de “blocage complet” à Bruxelles lié au refus de l’Open Vld d’avoir une discussion partagée sur la manière de construire un avenir à Bruxelles et de résoudre la crise de la dette et celle du budget. “C’est assez inquiétant parce que cela veut dire que dans le carcan institutionnel qui n’existe nulle part ailleurs qu’à Bruxelles, et qui veut une double majorité politique, il n’y a pas assez de partis flamands qui sont prêts à trouver des solutions et à faire fonctionner le modèle bruxellois”, a-t-il regretté.

Comme Mme Khattabi, le ministre DéFI n’a pas caché que cet épisode aura des conséquences y compris dans le gouvernement (PS-Ecolo-DéFI; Open Vld-Groen -Vooruit) en affaires courantes.

“Négligence coupable”

“L’Open Vld a fait carrière sur le fait qu’ils étaient contre le PS et qu’ils n’iraient jamais dans un gouvernement minoritaire. Quel est leur choix aujourd’hui? Un gouvernement minoritaire en affaires courantes dirigé par le PS, sachant qu’il n’a pas de majorité au Parlement. Il préfère cela à une discussion avec Yvan Verougstraete pour chercher une solution avec une majorité parlementaire et des réformes sérieuses”, a tempêté Elke Van den Brandt, disant que Groen continuera à chercher une solution comme il le fait depuis des mois.

Ans Persoons (Vooruit) a parlé de “négligence coupable” de la part d’Anders, car aucun budget ne pourra être établi dans les conditions créées par ce parti. La mandataire socialiste flamande a souligné que Verougstraete allait plus loin dans sa proposition que le MR et que ce que demande l’Union européenne.

La mise à l’écart de la TFA “fait des négociations un cirque politique stérile”

La Team Fouad Ahidar (TFA) a dénoncé mardi l’attitude de Anders (ex-Open-VLD), qui continue de bloquer la formation d’un gouvernement bruxellois alors que la Région fait face à une urgence budgétaire et sociale majeure.

Dans un communiqué, elle a une nouvelle fois souligné que jusqu’à présent, tous les scénarios ont été explorés, sauf celui qui inclut TFA, “pourtant démocratiquement représentatif et prêt à assumer ses responsabilités”.
Cette mise à l’écart délibérée transforme les négociations en un “cirque politique stérile. Bruxelles mérite mieux que des jeux d’ego et des blocages partisans… Ce qui se passe à Bruxelles est une honte, c’est tout simplement scandaleux, nous ne pouvons plus nous permettre d’être la risée de ce pays pendant que certains bâtissent leur réputation sur les ruines de la capitale. Quelle est l’utilité de changer de nom si c’est pour garder la même attitude arrogante, “ a fustigé le chef de file de la TFA, Fouad Ahidar, cité dans le communiqué.

Belga

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales