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Formation bruxelloise : Yvan Verougstraete annonce le lancement de négociations budgétaires le 20 janvier

L’objectif est de préparer une liste de décisions urgentes et de réformes essentielles à lancer dès l’année en cours.

Cette fois, c’est la bonne ? Le président des Engagés Yvan Verougstraete, actuel formateur bruxellois, invite les partis de l’éventuelle future majorité “Guiness” (PS, Défi, Ecolo, Groen, Vooruit et CD&V) autour de la table à partir de mardi prochain pour entrer dans “de véritables négociations”. L’actuel ministre du Budget en affaires courantes Dirk De Smedt (Open VLD) est lui aussi invité pour aider les négociateurs à préparer ce travail, qui vise à limiter le déficit de la Région à maximum un milliard d’euros pour 2026.

Cela fait maintenant 19 mois que nous cherchons une solution pour Bruxelles. Dix-neuf mois de rendez-vous manqués et de frustrations pour la population et près de 2 milliards de dette en plus sur la tête des Bruxellois. Cette situation ébranle profondément la confiance des citoyens, des institutions financières et les relations politiques“, a justifié le formateur bruxellois dans un communiqué. À ses yeux, sans changement structurel, c’est l’avenir même de la Région qui est en jeu. “Face à ce constat, il est plus qu’urgent de passer à l’action et de tenter de trouver un chemin pour mettre en place un gouvernement de plein exercice, seule configuration crédible pour pouvoir relever les défis énormes auxquels notre Région fait face“, a-t-il ajouté.

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Toujours selon le formateur bruxellois, la mise en œuvre de réformes structurelles et la prise de décisions politiques difficiles, dès 2026, est une condition nécessaire pour la réalisation d’un budget 2026 crédible et plus encore pour remettre la Région sur les rails. Ces deux objectifs sont donc “indissociables. Sans réformes structurelles, il est en effet utopique d’espérer revenir sur la trajectoire de l’équilibre budgétaire, que requiert la situation“.

Pour M. Verougstraete, “plus vite les négociations seront lancées, plus vite nous saurons s’il est possible de former une majorité capable de les entériner, plus vite le déficit pourra être maîtrisé, plus vite l’équilibre budgétaire pourra être envisagé et la Région pourra retrouver son efficacité au service des citoyens“.

Le CD&V prêt à soutenir un gouvernement sans en faire partie

Le premier parti à répondre à cette invitation est le CD&V. Les démocrates-chrétiens flamands, par l’intermédiaire du député bruxellois Benjamin Dalle, ont annoncé qu’ils ne participeront pas à la coalition que le formateur Yvan Verougstraete souhaite mettre en place, mais qu’ils sont prêts à apporter leur signature pour un nouveau gouvernement bruxellois si celui-ci présente un programme de réformes “acceptable”.

Le processus de formation bruxelloise dure désormais depuis 19 mois. Il faut saluer la détermination du formateur Verougstraete, qui poursuit ses efforts pour sortir Bruxelles de l’impasse… Le CD&V a toutefois décidé de ne pas participer à cette coalition et fera le choix d’une opposition responsable. Dans ce cadre, nous nous concentrerons sur les priorités essentielles pour Bruxelles: davantage de sécurité, plus de propreté, une meilleure politique d’activation, une bonne gouvernance et un budget assaini“, a réagi Benjamin Dalle.

Retrouver l’efficacité de la Région

Le formateur bruxellois avait proposé lundi aux sept partis approchés pour tenter de former une majorité bruxelloiseun chemin permettant de doter la Région-capitale d’un budget 2026 de plein exercice à même de ramener le déficit à maximum un milliard d’euros, et d’entamer des réformes pour ramener celle-ci plus structurellement sur les rails pour les trois années qui suivent“.

Les différentes formations avaient été invitées à clarifier les conditions avant la fin de la semaine pour pouvoir emprunter ce chemin. Les partis autour de la table qui font partie du gouvernement en affaires courantes (ndlr : PS, Ecolo, DéF, Groen et Vooruit) avaient demandé d’associer les Engagés à la démarche afin de préparer un budget 2026.

Le premier accueil des participants à la réunion de lundi avait été plutôt favorable. Il y a une date pour déterminer un projet de budget 2026 sans trop attendre : le 5 février prochain.
La date du 5 février est aussi énoncée à titre d’échéance pour la définition de “réformes essentielles et décisions urgentes qui doivent être mises en œuvre dès 2026 pour remettre la Région sur pied, à court et moyen terme”.

► Dossier | Tous nos articles sur la formation bruxelloise

BX1 avec Belga – Photo : Belga

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