La Boum 2 : “Ce qui s’est passé samedi ne peut pas se répéter”, enjoint Annelies Verlinden

La ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden a réagi aux événements de samedi.

Nous comprenons le désir de nombreuses personnes de se réunir. Ce que l’on ne peut pas accepter dans la situation actuelle, c’est que les gens se rassemblent en groupes beaucoup trop importants, ne respectent pas les mesures sanitaires et recourent à la violence” : c’est par ces mots que la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V) a commenté les événements qui se sont déroulés ce samedi au Bois de la Cambre, lors de la Boum 2. “Ce qui s’est passé samedi ne peut pas se répéter. Les organisateurs qui, de bonne foi, souhaitent organiser des événements dans le cadre autorisé, disposent de suffisamment de possibilités d’entamer un dialogue avec les autorités“.

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Dans ce communiqué, la ministre de l’Intérieur évoque notamment les assouplissements à venir, y compris ceux de ce samedi 8 mai, avec la réouverture des terrasses, face au besoin de rencontre un plus grand nombre de personnes : “Une nouvelle étape (…) une première réponse à cette préoccupation“, bien qu'”il n’est actuellement pas encore possible de se réunir en très grand nombre“, précise le communiqué.

Agir dans le cadre légal

Annelies Verlinden rappelle également que sous réserve de l’autorisation préalable des autorités communales, des événements peuvent désormais être organisés en plein air pour un public assis de maximum 50 personnes, et “des expériences et projets pilotes sélectionnés et approuvés peuvent en outre être organisés“, en s’adressant à l’administration locale, sous réserve d’une autorisation du ministère de l’Intérieur et après avis des autorités locales et du ministre fédéral de la Santé.

Les conditions permettant d’organiser ces événements-tests sont cependant strictes car la sécurité et la santé des participants doivent à tout moment être garantie“, précise la ministre, “Il n’y a pas de place pour les organisateurs comme ceux de La Boum 1 et 2, qui agissent en dehors du cadre légal“.

Rappelons également qu’une demande a été introduite auprès de la police locale par le collectif L’Abîme (qui avait organisé la Boum 2) pour mettre en place une troisième Boum plus tard ce mois-ci.

 

ArBr – Photo : Belga (illustration)