La situation politique inquiète les accueillantes d’enfants

“La ministre a tenu à nous rassurer et a réaffirmé sa volonté d’aboutir. Mais elle nous a également dit qu’elle ne devait préjuger de rien”, relève Natacha Verstraeten, présidente de la Fédération des initiatives locales pour l’enfance (File) et coordinatrice de la plate-forme regroupant syndicats, associations professionnelles et monde associatif. Les accueillantes d’enfants conventionnées sont des personnes physiques autorisées par l’ONE (Office national de l’enfance) à accueillir des enfants âgés de zéro à six ans. Elles sont rémunérées à la prestation, ce qui rend leur revenu fortement variable et leur situation précaire. Un groupe d’organisations s’est donc constitué il y a quatre ans afin de réclamer un statut de salarié pour les accueillantes conventionnées, qui sont rémunérées par l’ONE (via un CPAS, une commune ou une ASBL). Des discussions sont en cours avec la ministre Greoli, qui a déjà annoncé qu’un statut des accueillantes conventionnées était en préparation. La crise politique francophone pourrait mettre à mal la concertation, estime la plate-forme. “Le statut des accueillantes conventionnées n’est pas une priorité pour le MR (pressenti pour monter dans la majorité, ndlr)”, estime Mme Verstraeten. Ce parti “est davantage sensible à la situation des accueillantes autonomes qui travaillent comme indépendantes, alors que le système de l’accueil conventionné permet une meilleure accessibilité.” Une nouvelle rencontre est programmée le 11 juillet “… si la ministre est toujours en poste”, conclut Mme Verstraeten. L’accueil conventionné englobe 2.600 personnes en Fédération Wallonie-Bruxelles, dont une large majorité de femmes qui vivent dans des conditions difficiles. (Belga)