Découvrez   

“La famille (d’Ibrahima) regrette les débordements”, commente Me Deswaef

Me Alexis Deswaef, l’avocat de la famille d’Ibrahima, s’est exprimé au micro de Fabrice Grosfilley ce jeudi dans Toujours + d’Actu sur BX1+. Il regrette les débordements qui ont suivi la manifestation de mercredi et s’interroge également sur l’attitude de deux policiers présents au moment du décès du jeune homme. 

Le décès du jeune Ibrahima dans un commissariat de police samedi soir suscite beaucoup d’émotion et de commentaires. Mercredi, une manifestation pour dénoncer le décès du jeune homme a réuni 500 personnes près du commissariat de la rue de Brabant à Saint-Josse-ten-Noode. Elle a connu des débordements.

Décès d’Ibrahima B. : un arrêt cardiaque serait en cause

“La famille était en partie présente hier après-midi (mercredi) au rassemblement pour Ibrahima devant le commissariat. J’avais demandé d’y venir également pour dire un mot. Ce rassemblement était très digne. Il s’est très bien passé. Les organisateurs avaient aussi un service d’ordre très nombreux. Les débordements qui ont eu lieu après le rassemblement sont évidemment extrêmement regrettables et condamnables. La famille le regrette parce que tout se passait très bien”, explique Me Alexis Deswaef, l’avocat de la famille d’Ibrahima.

Le parquet de Bruxelles a annoncé jeudi que deux majeurs et un mineur ont été arrêtés judiciairement pour les faits d’incendie volontaire en marge de la manifestation. Une task force rassemblant les six zones de police bruxelloises, la police fédérale et le parquet de Bruxelles va de plus être mise en place afin d’identifier un maximum d’auteurs de dégradations.

“Personne ne lui vient en aide”

Au cours de l’entretien, Alexis Deswaef est également revenu sur les circonstances du décès du jeune Ibrahima. “Visiblement d’après les informations reçues, sur base des images dans le local, on voit qu’il fait un malaise, qu’il s’affale sur une chaise dont il glisse en perdant connaissance et il se retrouve inconscient au sol. Et là, les images laissent apparaître que pendant de très longues minutes, personne ne lui vient en aide. Il est inconscient au sol, et pendant 5 à 7 minutes, on le laisse sans aide alors qu’il y a deux policiers présents”, dénonce l’avocat.

► L’enquête pour homicide involontaire d’Ibrahima B. se poursuit : un juge d’instruction désigné

YdK

Partager l'article

14 janvier 2021 - 16h30
Modifié le 14 janvier 2021 - 17h27