
L’humeur de Vanessa Lhuillier – C’est parti pour la Coupe du monde de tous les records
Et c’est parti pour plus d’un mois de foot. Les amateurs et tous ceux qui ne voient qu’un match tous les quatre ans ont les yeux rivés sur le continent américain. Désolée pour tous ceux qui n’aiment pas ce sport populaire joué par des millionnaires. Il va falloir prendre votre mal en patience. Après, vu l’heure des matchs, vous n’allez pas trop être dérangés. Personne ne va vous dire qu’il ne vient pas à votre anniversaire parce qu’il veut voir Belgique-Nouvelle-Zélande puisque c’est à 5h du mat. Et encore, 5h du mat, ça va. D’autres rencontres auront lieu à 3h ou 4h. La productivité dans les entreprises européennes risque d’en prendre un coup. Ce mondial organisé par le Mexique, le Canada et les États-Unis sera celui de tous les records, sauf peut-être d’audience vu les horaires, mais je ne vais pas revenir là-dessus. On comptera 104 matchs en 5 semaines dans 16 villes. 104 matchs, c’est 40 de plus que lors des éditions précédentes. Et cela permet de faire plaisir à tout le monde en recevant par exemple l’équipe de Curaçao. Non, ce n’est pas que de l’alcool, c’est aussi une île dans les Caraïbes et oui, ils ont visiblement une équipe de foot meilleure que celle du Luxembourg puisqu’ils sont à la Coupe du monde.
Avec 16 villes hôtes, ce mondial sera aussi le plus polluant. Il battra le record de la Coupe du monde au Qatar de 2022 où on avait mis la clim’ partout. 15 millions de tonnes de CO2 seront émises. Voilà qui va faire plaisir à Donald Trump. Heureusement, il pourra dire qu’il a combattu les voyages en avion en refusant les visas de certains arbitres comme ce Somalien qui aurait dû être le premier de son pays à participer à cet événement planétaire.
Parfois, les grandes compétitions mondiales servent à apaiser les conflits. Cela ne sera évidemment pas le cas cette année. L’équipe d’Iran, interdite de séjour sur le sol américain, devra dormir au Mexique et ne pourra se rendre aux États-Unis que pour ses matchs. Et les bombardements au Moyen-Orient continueront. Donald Trump menace même de les intensifier, lui qui ne souhaite qu’une seule chose : briller. Il évince déjà ses co-organisateurs que sont le Mexique et le Canada. Il n’hésitera pas à remettre le trophée le 19 juillet prochain pour rester sur la photo le plus longtemps possible, alors qu’il n’y connait absolument rien au foot, ce sport considéré de gauche et populaire dans son pays. Enfin, vu le prix des places, on parle de plus de 2 millions pour la finale, le côté populaire, on peut vraiment se poser la question.