Question Médias: qu’est ce qu’un “influenceur”?

Mademoiselle fanny (influenceuse Instagram), Boris Kywicki (chercheur au Liège Game Lab), Sara Lou (youtoubeuse) et Julie Foulon (Molengeek) étaient les invités de “Questions médias”. Un épisode consacré aux “influenceurs” des réseaux sociaux: qui sont-ils, que font-ils, comment vivient-ils? Les quatre experts de Murielle Berck nous partagent leur expérience et leurs connaissances.

Et la première question est forcément la suivante: à partir de quel moment un internaute actif sur les réseaux sociaux peut s’attribuer le statut d'”influenceur”?  Pour Boris Kywicki, la réponse est claire: “Je définirai l’activité d’influenceur par le partenariat avec des marques. On l’entend dans le terme, il s’agit d’influencer, donc d’avoir un public et de le guider vers de nouveaux produits, de nouvelles activités, ça peut être très varié.

Mademoiselle Fanny quant à elle, est partie d’un constat: “Je me suis dit que j’étais influenceuse quand les gens dans la rue ont commencé à me reconnaitre et à m’interpeller pour me poser des questions à propos de tel ou tel look, telle ou telle tenue.  A ce moment là, effectivement, je me suis dit que j’avais une influence.” Sur son compte Instagram, Mademoiselle Fanny partage des conseils mode, des astuces beauté, mais aussi des look, des styles. “Je fais entrer les gens dans ma vie“.

Idem pour Sara Lou, active sur youtube, “quelque part ça montre que ma communauté me fait confiance, que je peux influencer son avis“.

Mais avant d’atteindre le fameux statut “d’influenceur”, il faut y consacrer un sacré bout de temps! “Il faut savoir qu’à côté de mes activités d’instagrameuse, j’ai un travail! Prendre les photos, trouver les looks, attendre la bonne luminosité, retoucher… Rien que les retouches photo, cela peut parfois prendre cinq heures! Ensuite il faut poster le contenu, retoucher à nouveau, répondre aux mails, à ma communauté.

Le profil de Julie Foulon est un peu différent. Co-fondatrice de la plateforme Molengeek, Julie croit surtout en l’outil “fabuleux” que peut représenter une vidéo. En partenariat avec la plateforme de vidéo en ligne Youtube, Molengeek veut former les jeunes à devenir youtoubeur, une activité qui tend à se professionnaliser.”Dans chaque poche de jeune il y a un smartphone, c’est un véritable outil d’émancipation sociale. Grâce à la création d’un contenu vidéo,  les jeunes peuvent lancer leur carrière. Cela peut aussi être couplé à un projet professionnel. C’est un vrai support.

C.L

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05 février 2018 - 20h55