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La journée sans voiture bénéfique à l’environnement

Le traditionnel “Dimanche sans voiture” s’est déroulé hier. Une journée qui a visiblement un impact sur l’environnement

A y croire les chiffres du centre de mesures de Arts-Loi, cette journée sans voiture fait du bien à nos poumons.

Bruxelles respire 

Pour illustrer la diminution attendue des concentrations de polluants liés aux émissions de trafic, un graphique comparant la qualité de l’air d’un dimanche sans voiture à celui d’un dimanche classique a été publié. La qualité de l’air semble bien meilleure que les autres dimanches de l’année. La qualité de l’air s’est améliorée de façon “spectaculaire”, avec une chute drastique des concentrations de monoxyde d’azote de 77 à 93% par rapport à un jour de semaine moyen et de 56 à 85% par rapport à un dimanche moyen.

Les concentrations de dioxyde d’azote ont également diminué de 47 à 74% par rapport à un jour de semaine et de 22 à 62% comparé à un dimanche moyen. Enfin, les concentrations de black carbon (ou carbone suie, émis lors de réactions de combustion) ont baissé de 40 à 74% par rapport à un jour de semaine et de 21 à 64% par rapport à un dimanche moyen. La diminution la plus notable a bien entendu été observée sur les axes les plus fréquentés par les voitures. La station de mesure Arts-Loi a notamment vu les concentrations en monoxyde et dioxyde d’azote fondre, de 85 et 62% respectivement par rapport à un dimanche habituel.

“Bruxelles respire, Brussel (her)ademt, Brussels breathes” n’a pas hésité à partager Elke Van den Brandt, ministre de la mobilité, sur Twitter

Beaucoup moins de dérogations 

Non seulement, il n’y a pas de voitures mais il y a de moins en moins de demandes et d’octrois de dérogation.

D’années en années, les chiffres des dérogations octroyées par les communes dégringolent. Si nous étions à plus de 21.000 dérogations en 2010, nous sommes à un peu plus de 15.000 octrois, dix ans plus tard. Une sacré différence! Ces dérogations ne sont d’ailleurs pas toujours utilisés par les conducteurs, stipule ce graphique.

 

La police de la route aurait eu un ring trois à quatre fois moins chargé que les autres années” souligne Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles mobilité.

La gratuité des transports publics

Les transports publics sont-ils un facteur dans cette diminution? La gratuité aurait-elle gagné le cœur des Bruxellois?  Nous attendons les chiffres de la STIB pour répondre à cette question.

Samia Er-Rami avec Belga / Image : Belga

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21 septembre 2020 - 12h48
Modifié le 21 septembre 2020 - 13h12