Enseignement supérieur : les étudiants devront être prévenus d’ici le 27 avril sur la fin de l’année académique

Les universités et hautes écoles ont fermé leurs portes, n’enseignant plus qu’à distance. Mais qu’en sera-t-il après le confinement ? Les établissements pourront prolonger l’année académique jusqu’au 10 juillet maximum afin de permettre l’organisation des examens, rapporte la ministre de l’Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny (MR).

Les examens restent maintenus, sauf si le Conseil national de sécurité venait à prendre de nouvelles décisions, précise le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les étudiants devront connaître le 27 avril au plus tard la date de leurs examens, le contenu de chaque évaluation et l’adaptation en fonction des cours ainsi que les conditions pratiques de l’évaluation (présentiel, à distance ou mixte).

L’objectif de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Galtigny, est de conserver autant que possible le calendrier académique initial, qui prévoit la fin des évaluations à la fin juin. La prolongation jusqu’au 10 juillet reste donc une possibilité laissée à l’appréciation des établissements. Cette option devra bénéficier en priorité aux étudiants en années diplômantes. “La décision d’allonger la session d’examen doit faire l’objet d’une décision prise en concertation avec les acteurs de l’établissement (corps académique/enseignant, étudiants, corps scientifique, personnel administratif)”, souligne le gouvernement de la Fédération. “L’ajustement du calendrier doit se faire en tenant compte du droit au congé d’été des enseignants (7 semaines), et d’un report possible en 2020-2021 des congés non pris par les membres du personnel au cours de l’année académique 2019-2020, et ce lors des congés d’automne et de détente”, ajoute-t-il.

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Une partie des activités reportés au quatrième quadrimestre

Une partie des activités pédagogiques, comme les cours, stages, travaux et mémoires, pourront être reportés au troisième quadrimestre, qui s’étend de juillet à la mi-septembre. “Cette disposition ne pourra être utilisée (…) qu’en dernier recours, et en priorité pour les années diplômantes”, insiste le gouvernement. A nouveau, un tel report devra faire l’objet d’une concertation avec l’ensemble des acteurs de l’établissement.

La session pourra en outre être prolongée de maximum quatre mois et demi pour les étudiants en année diplômante qui ne devront dès lors pas repayer des droits d’inscription. Les stages devront être remplacés par une activité pédagogique alternative dans la mesure du possible. Si ce n’est pas possible, il devra être reporté. En dernier recours, le jury pourra en dispenser l’étudiant.

Pour les professions réglementées (dentiste, médecin, vétérinaire, pharmacien, infirmier responsable de soins généraux, sage-femme, architecte), le gouvernement estime qu’il convient de maintenir ou reprendre les activités de stage en donnant la priorité aux étudiants en années diplômantes, afin de ne pas retarder leur entrée sur le marché du travail. Si ce n’est pas possible, le gouvernement suggère de récupérer les heures sur les années suivantes (si l’étudiant n’est pas en dernière année), d’étaler les périodes de stage sur le troisième quadrimestre, d’étendre le nombre d’heures par jour où un étudiant peut être en stage ou de prolonger la session. (avec Belga)

■ Interview de la ministre de l’Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles Valérie Glatigny (MR) par Fabrice Grosfilley dans Toujours + d’Actu.

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08 avril 2020 - 12h33
Modifié le 08 avril 2020 - 12h34