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Mobilisation de 3 jours à Bruxelles pour appeler l’Iran à ne pas exécuter le Dr Djalali

Des personnes se relayaient depuis lundi 10h00 pour assurer une présence jusqu’à mercredi devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles, située avenue Franklin Roosevelt.

Une délégation du corps académique de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et Amnesty International demandent aux autorités iraniennes de ne pas exécuter le professeur Ahmadreza Djalali. Des personnes se relayaient depuis lundi 10h00 pour assurer une présence jusqu’à mercredi devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles, située avenue Franklin Roosevelt.

Quatre personnes seront présentes en continu de 10h00 à 16h00 pendant ces trois jours. Une longue banderole noire porte le message “Free Ahmadreza”, écrit en jaune. De petites pancartes montrent également le visage du professeur et médecin urgentiste irano-suédois.

Des adieux par téléphone

Ahmadreza Djalali a téléphoné mardi dernier à sa femme Vida Mehrannia depuis son lieu de détention, pour lui faire ses adieux. Il a été informé par les autorités judiciaires qu’il serait bientôt exécuté et a été placé en isolement à la prison d’Evin. Il avait été condamné en 2017 à la peine capitale en raison de prétendues activités d’espionnage. Des actes de torture ont été signalés.

En Belgique, Ahmadreza Djalali avait notamment donné cours à la VUB (Vrije Universiteit Brussel). Amnesty International a récolté plus de 125.000 signatures en faveur de sa libération en Belgique.

Incarcéré depuis 2016

Ahmadreza Djalali est médecin urgentiste, spécialiste de la médecine de catastrophe, travaillant à l’Institut Karolinska (à Stockholm, en Suède), et professeur invité à la VUB. Il avait été arrêté lors d’un voyage professionnel en Iran, en avril 2016, puis reconnu coupable en janvier 2017, par la justice iranienne, d’avoir transmis au Mossad, les services de renseignement israéliens, des informations sur deux experts iraniens du nucléaires, qui ont abouti à leur assassinat.

En octobre 2017, le professeur est condamné à mort, et incarcéré dans une prison proche de Téhéran, où il a été placé en isolement le mois dernier, souvent la dernière étape avant l’exécution d’un prisonnier. “L’exécution pourrait avoir lieu de manière imminente. C’est intolérable. Nous appelons les responsables politiques et diplomatiques à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour convaincre les autorités iraniennes d’annuler la condamnation à mort du Dr Djalali avant qu’il ne soit trop tard“, indique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International, sur le site de l’organisation, “Ahmadreza Djalali a été condamné à l’issue d’un procès inique, entaché de torture, pour avoir refusé d’espionner pour le compte des autorités iraniennes. Il n’a rien à faire dans le couloir de la mort, et doit être libéré au plus vite“.

Sophie Wilmès appelait, plus tôt, à ne pas exécuter Djalali

Le 25 novembre, la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès (MR), déclarait soutenir “l’appel humanitaire de la Suède au Ministre Javad Zarif (le ministre iranien des Affaires étrangères). Notre pays est contre la peine de mort, et appelle l’Iran à ne pas exécuter M. Djalali. Ce message a également été adressé par téléphone à l’ambassadeur iranien en Belgique“, indiquait-t-elle sur Twitter.

Condamnation à mort en Iran de Djalali (VUB) : Wilmès soutient l’appel humanitaire de la Suède

Amnesty International appelle l’ambassade iranienne à exiger la libération du professeur Djalali (27/04)

► Notre reportage : Une quarantaine de personnes demandent la libération du professeur de la VUB Ahmadreza Djalali (06/08/19)

► Notre duplex : Le Parlement bruxellois demande la grâce pour le professeur de la VUB condamné à mort en Iran (14/12/17)

ArBr – Images : Belga

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30 novembre 2020 - 09h21
Modifié le 30 novembre 2020 - 18h17