Supporters : quelles solutions pour éviter les débordements ?
À chaque grande nouvelle affiche de football, la question du rôle des supporters revient sur le devant de la scène. Car les supporters, ce sont d’abord des images positives : des fan-zones pleines, des familles réunies et une ambiance festive qui fait vivre les villes et le football belge. À Bruxelles comme ailleurs, les supporters créent de l’émotion, de la passion et un véritable sentiment d’appartenance. Mais cette ferveur a aussi ses limites. Existe-t-il des solutions pour éviter les débordements ? On en parle avec nos invités Jean-Michel De Waele, professeur de sciences politiques (ULB) et Philippe Boucar, ancien commissaire de police.
Il y a trois semaines, des chants antisémites ont été entonnés par des supporters du Club de Bruges lors du match contre Anderlecht. Ce lundi, le président du Club a été convoqué par le parquet de Bruxelles. Un incident qui n’est pas nouveau. L’an passé, lors de la finale de la Coupe de Belgique entre le Club de Bruges et Anderlecht, des chants antisémites avaient déjà été entendus dans les tribunes. Certains hooligans brugeois se sont également livrés à des violences dans les rues de Bruxelles, avec des affrontements et des dégradations qui ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre. Le coût total des dégâts a été estimé à 70.000 euros. Des comportements condamnés par les clubs et les autorités, qui rappellent que la violence n’a pas sa place dans le sport.
Autre polémique cette semaine : les dégradations constatées au stade Roi Baudouin après la finale de la Coupe de Belgique entre Anderlecht et l’Union Saint-Gilloise.
Si la majorité des supporters vient pour encourager son équipe, une minorité continue de ternir l’image du football. Pour Philippe Boucar estime que de nombreuses réunions sont mises en place pour tenter de trouver des solutions mais que finalement très peu de décisions concrètes sont prises. ” Ceux qui sont autour de la table n’ont pas l’expérience pour pouvoir gérer cette problématique…Je n’ai pas la science infuse. Mais je dis simplement qu’il serait peut-être temps de réfléchir non pas aux conséquences mais aux causes de ce qui entraîne ces conséquences. Les causes sont l’identification et l’authentification. Actuellement, on fait des efforts pour l’identification, mais l’authentification c’est encore autre chose.” L’ancien commissaire estime entre autres que l’on pourrait faire usage de caméras intelligentes pour reconnaître l’identité des personnes qui entrent dans un stade. Pour Jean-Michel De Waele, la Belgique pourrait prendre exemple sur ce qui se passe à l’étranger notamment dans les pays scandinaves.
Des solutions existent pour éviter que des débordements et des dégradations se produisent aux abords des terrains. Les deux hommes ont d’ailleurs souligné que la plupart des matches se déroulaient sans encombre.