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Réguler l’accès des mineurs aux Réseaux sociaux : Lescrenier adhère mais veut aussi qu’on éduque

La présidente de la Commission Européenne veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans. Et réguler leur accès jusqu’à 15 ans. Si beaucoup d’experts sont dubitatifs voire opposés à une interdiction pure et simple, Valérie Lescrenier dit “saluer l’initiative” et s’empresse d’appeler à éduquer aussi les jeunes, et pourquoi pas leurs parents.

“Je salue l’initiative d’un âge uniforme partout en europe et le caractère progressif, l’interdiction pure et simple n’est pas la bonne réponse”. Pour la Ministre (Les Engagés) “les structures jeunesse comme les maisons et centres de jeunes proposent cela depuis plusieurs années”. A l’heure où l’on estime que les jeunes 15 à 25 ans passent au moins deux heures par jour sur les écrans, la Ministre appelle à faire la part des choses: “c’est un temps qui pose question, mais tout est question d’équilibre : si c’est pour développer son esprit critique : pourquoi pas? “ dit la Ministre pour qui “les parents ne doivent pas hésiter à s’appuyer sur les outils que proposent les centres”. Valérie Lescrenier soutient aussi le développement d’un outil public type ItsMe plutôt que de faire confiance aux plateformes.

IPPJ et prévention

L’IPPJ de Forest ouvrira bien en 2028, 30 places y seront créées pour des mineurs ayant commis des délits graves. “Ce sera une institution fermée contrairement à ce qui a été prévu au départ” explique Valérie Lescrenier. Celle qui est en charge de l’aide à la jeunesse insiste sur le parcours de ces mineurs “n doit leur donner des outils adéquats pour devenir des adultes, leur apprendre à s’isoler des groupes ou dynamiques négatives”. Lescrenier répond à ceux qui déplorent le manque de place en institutions: “on va passer de 245 places à plus de 300, une première depuis 20 ans : soulignons la dynamique positive” .
Si la ministre centriste appelle à évaluer “tout outil public” notamment ceux en matière de prévention, elle défend un secteur qu’elle a appris à connaître et à apprécier “chaque année l’aide à la jeunesse prend 45.000 jeunes en charge. Dont 95 pourcent sont en danger parfois chez eux (…) c’est une question de budget mais on a un plan pluriannuel pour créer 300 nouvelles places et accompagner”.
Celle qui a aussi en charge les maisons de Justice appelle à responsabiliser les parents et rappelle l’existence d’équipes mobiles et à mettre en avant le travail de prévention.

■ Revoir intégralement l’interview de Valérie Lescrenier par Michel Geyer