Meurtre de Mounia à Evere : l’internement prononcé pour l’auteur

Une femme âgée de 36 ans avait reçu des coups au moyen d’un objet tranchant au niveau du cou et était décédée à l’hôpital en mai 2021 des suites de ses blessures.

La chambre du conseil de Bruxelles a prononcé, vendredi matin, l’internement de l’auteur du meurtre de Mounia Ouyahia. Cette femme d’une trentaine d’années a été tuée à coups de couteau le 30 mai 2021 à Evere. L’auteur, arrêté peu de temps après, est atteint d’une maladie mentale. C’est la conclusion qu’avaient communiquée les experts psychiatres.

Une femme âgée de 36 ans, mère de trois enfants, a été agressée alors qu’elle promenait son bébé en poussette, au croisement de la rue des Deux Maisons et de l’avenue du Cimetière de Bruxelles à Evere, le 30 mai dernier, vers 19h40. Elle a reçu des coups au moyen d’un objet tranchant au niveau du cou et est décédée à l’hôpital des suites de ses blessures.

De troubles mentaux sévères

Un homme a été interpellé, après que ses collègues l’ont reconnu comme le potentiel auteur du meurtre. Il est apparu que, quelques jours avant les faits, il avait déjà été interpellé dans la rue de Brabant à Schaerbeek pour avoir menacé un passant avec un couteau.

Interrogé par la police, l’homme de 26 ans a tout d’abord affirmé ne pas avoir quitté son domicile le soir du meurtre, mais il a rapidement dû changer de version, confronté aux images d’une caméra de vidéo-surveillance d’un magasin proche du lieu des faits, sur lesquelles il apparaît peu après le crime. De plus, à son domicile ont été trouvés un couteau et un sweat-shirt taché de sang.

Par la suite, le suspect a tantôt nié les faits, tantôt avoué être l’auteur, tout en prétendant avoir agi “au nom du diable”. Les experts psychiatres qui ont été désignés par le juge d’instruction pour l’examiner ont conclu qu’il souffrait de troubles mentaux sévères.

Belga

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26 février 2022 - 11h32
Modifié le 26 février 2022 - 11h32