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Para-athlétisme : rencontre avec la multiple médaillée Léa Bayekula

À 30 ans, Léa Bayekula a déjà un CV d’athlète qui impressionne : double championne paralympique en 100 mètres et 400 mètres en catégorie T54 aux Jeux paralympiques de Paris en 2024. Deux titres paralympiques qui confie-t-elle, ne l’ont pas changé, mais plutôt l’ont fait connaître auprès du public belge. ” Des personnes m’arrêtent parfois dans la rue et me disent “oh, mais vous êtes Léa Bayekula”. 

Plus récemment, elle a conquis deux nouvelles médailles en or en 800 mètres et 400 mètres toujours en T54 à New Delhi à l’automne dernier.

Toujours en 2025, elle établit lors de ces mêmes Mondiaux, le record d’Europe sur le tour de piste pour le porter à 50 secondes 50. Elle est également l’autrice d’un chrono de 27 secondes 18 sur le distance. Un chrono qui est tout simplement le record du monde sur cette distance. Sprint (100 mètres et 200 mètres), sprint long (400 mètres), demi-fond (800 mètres) et même 1500 mètres, Léa excelle dans plusieurs épreuves, chacune d’entre elles étant différentes dans les aptitudes physiques à travailler, mais qui lui procurent beaucoup de plaisir.

C’est vers l’âge de 18 ans que cette jeune femme issue d’une famille de 6 enfants démarre l’athlétisme sur la piste du stade Fallon, sur lequel s’entraînent les athlètes du club d’athlétisme du White-star. À cette époque, le club bruxellois ne comptait pas d’affiliés en situation de handicap. Léa réalise alors ses entraînements avec des personnes valides sous la houlette de celui qui a été son premier coach et aussi en quelque sorte son mentor, François Maingain, car ensemble, ils apprennent à apprivoiser ce que c’est l’athlétisme en fauteuil roulant, et comment développer les aptitudes physiques et psychologiques de Léa sur la piste.

L’année 2016 marque un premier tournant important dans l’orientation de sa carrière. Elle participe aux Championnats d’Europe de Berlin. Là-bas, confrontée au gratin européen du para-athlétisme, elle a compris qu’elle devrait bosser dur pour progresser.

Les années passent, elle ne lâche rien : championnat du Monde à Dubaï en 2018, réserviste pour les jeux de Tokyo en 2020, médaille de bronze au Championnat d’Europe en 2021. Et alors que les Jeux paralympiques de Paris approchent, elle connaît une période de doute, allant même jusqu’à penser arrêter ce sport. Elle reprend contact avec un coach hollandais, Arno Mul, lequel après un temps de réflexion, accepte de l’entraîner. Aujourd’hui, Léa partage son temps entre la Belgique et les Pays-Bas, où elle rejoint le groupe d’Arno Mul, pour quelques séances.

La suite de sa carrière se poursuit avec les médailles et chronos qu’on lui connaît. Mais au-delà de ces sacres, Léa défend un message lorsqu’elle s’aligne sur une ligne de départ : celui que rivaliser avec les performances des valides est possible.

■ Reportage de L.Vandormael et L.Bourlard

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