Saint-Gilles: un collectif citoyen organise un forum pour trouver des solutions face à la toxicomanie
Face aux difficultés rencontrées dans plusieurs quartiers de Saint-Gilles, des habitants veulent dépasser le sentiment d’insécurité et mieux comprendre les réalités du terrain pour faire émerger des solutions.
Le collectif “Citoyens engagés pour le bien-être de Saint-Gilles et ses environs” a lancé mercredi soir une première initiative pour chercher des réponses aux problèmes des quartiers de la commune : un forum sur la toxicomanie. Né après une série de cambriolages autour de la place Van Meenen, le collectif veut faire participer les habitants à la recherche de solutions.
“Les toxicomanes ne sont pas le problème, ils ont des problèmes”, soulignent ses membres. Entre déménager et agir, ils ont choisi de s’organiser. Constitué en début d’année, le collectif échange au sein d’une communauté WhatsApp et a poursuivi sa mobilisation après la manifestation du 30 août, qui a rassemblé quelque 500 habitants place de Bethléem dans un contexte de fusillades nées de conflits entre trafiquants de drogue.
Pour Tim Elden, il s’agit de comprendre qui fait quoi, ce qui bloque et comment les citoyens peuvent s’impliquer. Il voit dans cette démarche un laboratoire dont les solutions pourraient inspirer d’autres communes.
“Notre volonté, c’est la compréhension afin d’éviter la peur”, explique Adele Ballotta, autre membre du comité. Elle défend une approche centrée sur la santé et la cohésion sociale. Le forum a ainsi commencé par un témoignage vidéo donnant une place aux usagers.
Une bonne cinquantaine de personnes ont participé à la rencontre à la Maison de la Prévention, dont de nombreux riverains, des professionnels et quelques responsables politiques. Parmi les intervenants figuraient Christel Callistri, fonctionnaire de prévention communale, Charlotte Bonbled, de la direction stratégique de DUNE, un représentant des citoyens de DUNE, Stéphane Leclercq, directeur de la Féda bxl, et le bourgmestre Jean Spinette (PS).
Les échanges ont porté sur le logement et la consommation après l’arrivée à la rue, évoquée comme une manière de faire face à cette situation. Les membres du collectif s’interrogent aussi sur l’adaptation des réponses à des produits plus nombreux, différents et moins chers. Adele Ballotta questionne également la prévention et l’image parfois romantisée des dealers dans les séries. Au-delà du manque de moyens, elle souhaite réfléchir à ce que les citoyens peuvent apporter.
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Le bourgmestre a salué une initiative citoyenne qui “vient utilement rencontrer” les forums de quartier organisés par la commune. Il décrit un échange placé sous le signe de l’écoute, donnant la parole aux consommateurs et permettant aux habitants de mieux comprendre la situation du secteur de l’aide aux toxicomanes.
Le collectif entend préparer d’autres initiatives autour de la propreté, de la sécurité, du sans-chez-soirisme, de la migration…
Belga – Photo: Belga Image