Les traitements pour addiction au crack ont doublé en une décennie
Le crack dépasse désormais la cocaïne et l’héroïne, se plaçant juste derrière le cannabis et l’alcool parmi les substances les plus fréquemment consommées en Belgique, écrit De Standaard jeudi, sur la base du Treatment Demand Indicator (TDI) de Sciensano.
D’après ce dernier, le nombre de traitements pour une addiction au crack (un dérivé fumable de la cocaïne) a doublé au cours de la dernière décennie: de 1.031 en 2016, il est passé à 2.017 en 2025.
Cette hausse est particulièrement sensible à Bruxelles. De 273 en 2016, les trajets de soins pour une telle dépendance sont passés à 697 l’an dernier dans la capitale. L’augmentation est toutefois générale et ni la Wallonie, ni la Flandre n’y échappent.
Ces chiffres sont en outre sous-estimés, car les personnes dépendantes au crack évoluent souvent dans un milieu social marginalisé et précaire. De plus, seuls les traitements qui ont effectivement débuté sont repris dans le décompte. Par ailleurs, le réseau de soins pour les addictions est saturé, en particulier à Bruxelles.
Belga