DéFI dénonce une paralysie du Parlement bruxellois
DéFI a dénoncé jeudi une “paralysie” du Parlement bruxellois et des dizaines de textes bloqués. La formation amarante demande une réforme en profondeur du fonctionnement de l’institution afin de la faire “enfin entrer dans le XXIe siècle et redonner du souffle au débat démocratique“.
“Temps de parole interminables sans réelle plus-value, blocages politiques à répétition, plusieurs dizaines de propositions concrètes en attente prolongée: le fonctionnement actuel de l’institution ne répond plus aux exigences d’une démocratie moderne et efficace“, a justifié jeudi le chef du groupe DéFI, Jonathan de Patoul, dans un communiqué. “À moins d’un kilomètre de notre Parlement, à la Chambre, ça avance. La majorité doit se prononcer sur les propositions de l’opposition“, a fustigé le chef de groupe.
►Lire aussi | DéFI propose une exonération des cotisations pour les trois premiers emplois dans les TPE
À ses yeux, la majorité bruxelloise n’a tiré aucune leçon de la plus grave crise que la Région ait traversée. Le “business as usual” s’est réinstallé et de nombreux dossiers restent bloqués. “Pire encore, certains comportements relèvent d’un véritable déni démocratique, comme en commission Environnement où le PS, MR et Engagés, refusent tout simplement de se prononcer sur la mise à l’agenda du Code du bien-être animal déposé par DéFI en janvier 2025”, a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, DéFI considère qu’il est temps de débloquer les dossiers sensibles paralysés pour des raisons communautaires. Son texte pour une réforme du système électoral bruxellois est en attente depuis septembre 2024. Une refonte en profondeur du fonctionnement parlementaire bruxellois est tout aussi nécessaire, jugent les amarantes.
►Lire aussi | Visites domiciliaires : DéFI dit son écœurement et s’en prend aux Engagés
Pour ceux-ci, iI faut notamment déverrouiller les débats parlementaires en permettant aux groupes d’opposition de mettre leurs propositions à l’agenda en obligeant un examen des textes dans les trois mois; revoir les règles de reconnaissance des groupes politiques en corrigeant l’asymétrie actuelle entre groupes linguistiques via un seuil minimal de quatre députés pour former un groupe; et redynamiser les débats en réduisant significativement les temps de parole, en s’inspirant des pratiques observées ailleurs comme à la Chambre des communes au Royaume-Uni.
Belga