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Violences liées à la drogue: les trottinettes électriques, partagées ou privées, interdites dans les 19 hotspots bruxellois

Le ministre-président de la Région bruxelloise Boris Dilliès (MR) a signé un arrêté de police instaurant un cadre de lutte contre le narcotrafic et les violences associées.

Les arrêtés précédents étaient prolongés tous les six mois depuis le lancement de la stratégie régionale en 2024. Ce dispositif est désormais durable, évalué et adaptable rapidement, a-t-il annoncé mercredi.

Celui-ci comprend quelques nouveautés, comme l’interdiction de circulation et de stationnement des trottinettes électriques, partagées ou privées, dans les hotspots.

De manière générale, le ministre-président fixe dans toute la Région, des règles communes (interdiction des engins pyrotechniques régulièrement utilisés contre les policiers et les services de secours; et de vente du protoxyde d’azote, sauf aux professionnels).

Dans les 19 hotspots, où le trafic est le plus concentré, les mêmes règles renforcées s’appliquent partout.

L’interdiction de circulation et de stationnement des trottinettes électriques, partagées ou privées, s’appuie sur le constat suivant: entre janvier 2025 et juillet 2026, une trottinette a été utilisée dans plus d’un quart des fusillades liées au narcotrafic, pour tirer ou pour fuir.

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Une évaluation tous les trois mois

Autre nouveauté: chaque hotspot est évalué tous les trois mois par le bourgmestre. Un quartier peut être ajouté ou retiré à la demande de celui-ci.

Sont maintenues les interdictions de s’y rendre dans le seul but d’acheter de la drogue; d’y consommer de l’alcool sur la voie publique et de vendre de l’alcool à emporter entre 22h et 6h (hors horeca). Idem pour les contrôles d’identité, saisies administratives et fouilles de sécurité par la police, 24h/24.

Au niveau des mesures en cas de menace grave, lorsque la situation l’exige, le bourgmestre peut aller plus loin dans un hotspot en fixant une zone de circulation réservée aux riverains, en interdisant les rassemblements, en imposant la fermeture nocturne d’établissements, en imposant un couvre-feu ou encore une limitation de vitesse.

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Belga – Photo : Belga