Villa Empain : l’exposition ‘Soleil noir’ explore l’œuvre de Léon Spilliaert du 22 octobre au 21 mars
L’exposition ‘Soleil noir’ mettra en lumière, du 22 octobre au 21 mars, l’œuvre de Léon Spilliaert à la Villa Empain, à Bruxelles. Lavis d’encre de Chine, gouaches, aquarelles et pastels se refléteront dans les créations d’autres figures majeures de l’art moderne et contemporain, a annoncé la Fondation Boghossian mercredi lors d’une visite de presse.
L’exposition trouve son origine dans les vers de Gérard de Nerval : “Je suis le Ténébreux, — le Veuf, — l’Inconsolé, / Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie : / Ma seule Étoile est morte, — et mon luth constellé / Porte le Soleil noir de la Mélancolie”, a expliqué la directrice de la Fondation Boghossian, Louma Salamé.
Le parcours s’ouvre sur des œuvres sombres et spectrales de l’Ostendais, comme le lavis d’encre de Chine ‘Femme au bord du chenal en face de l’estacade au soleil couchant’. Elles évoquent la solitude et la mélancolie. Mais au fil des salles, le spleen fait place à l’apaisement, l’ombre à la lumière, et le public peut découvrir les diverses facettes de Léon Spilliaert.
L’accrochage, qui rassemble près d’une centaine d’œuvres et couvre plus de 130 ans de création artistique, s’organise en chapitres thématiques intitulés : Le Ténébreux, Amitiés, La Fontaine, La Reine des plages, Rêves d’horizon, Extérieurs, Intérieurs, Autoportrait, Nues et Soleil noir.
► Voir notre reportage | La Villa Empain laisse carte blanche au poète du verre Jean-Michel Othoniel
Une trentaine d’œuvres de Léon Spilliaert dialoguent avec les créations de ses contemporains, parmi lesquels James Ensor, Constant Permeke, Edgar Tytgat, George Minne et Henry Van de Velde.
Des pièces des générations suivantes, de Luc Tuymans à Thierry De Cordier, en passant par Hans Op de Beeck, Michaël Borremans et Wim Delvoye, font également écho à son univers.
L’exposition se referme sur les strophes d”Oostende Bonsoir’ d’Arno, hommage aux clairs-obscurs du dessinateur. “Spilliaert allume la digue, comme tous les soirs, aux couleurs nostalgie, aux couleurs désespoir”, égrène la voix rocailleuse du chanteur.
Belga – Photo : Belga Image