Un enseignant entame une grève de la faim pour défendre les repas scolaires à Saint-Gilles
“Hors de question de s’habituer à l’odieux”. Michel Barile, professeur d’histoire à l’Institut des Filles de Marie à Saint-Gilles, a entamé mercredi à 08h00 une grève de la faim de trois jours pour dénoncer la diminution du financement des repas scolaires.
L’enseignant et délégué syndical CSC de 62 ans réclame le maintien de repas chauds gratuits pour les élèves les plus fragilisés.
Installé dans un local de l’établissement, il compte poursuivre son action jusqu’à vendredi à 15h30, avec un suivi médical. “Moi, j’aurai faim pendant trois jours, c’est vrai. Mais les enfants, eux, c’est tous les jours”, explique-t-il.
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Selon l’intersyndicale, le financement annuel des repas scolaires à l’Institut est passé de 85.000 à 30.000 euros. L’enveloppe de la Fédération Wallonie-Bruxelles a diminué de 16 à 14 millions d’euros, désormais répartis plus largement entre les écoles relevant de l’encadrement différencié.
L’école fondamentale a remplacé les repas gratuits par une formule payante proposée par un prestataire extérieur. Une cinquantaine des 273 élèves y sont inscrits. Les autres apportent leur repas. Certains n’ont toutefois parfois rien à manger, rapporte Michel Barile sur la base de témoignages de collègues. Dans le secondaire, des éducateurs ont également payé des sandwiches à des élèves faute de moyens, indique-t-il.
L’enseignant demande une concertation avec les organisations syndicales et une révision du financement. “On ne vous laisse pas seuls. Je ne trouve pas normal que des enfants ne puissent pas avoir à manger”, insiste-t-il.
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Du 12 au 16 octobre, des membres du personnel renonceront symboliquement à leur repas de midi. Un repas chaud sera offert aux enfants du fondamental le 13 octobre, avec l’aide du personnel et de parents. Le pouvoir organisateur et les directions soutiennent cette mobilisation.
Belga