Thomas Rorive, maintenant poursuivi pour voyeurisme, obtient un délai pour préparer sa défense
L’ancien journaliste de la RTBF Thomas Rorive, désormais poursuivi du chef d’une nouvelle infraction de voyeurisme, a demandé et obtenu mercredi du temps supplémentaire pour préparer sa défense sur ce point. Le tribunal de première instance de Bruxelles a fixé au 26 mai la prochaine audience dans ce dossier. À cette date, chaque partie s’exprimera sur la jonction des deux affaires auxquelles Thomas Rorive doit désormais répondre.
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À cette audience, le tribunal avait demandé l’ouverture de devoirs d’enquête complémentaires sur les captures d’écran amenées par la défense de Thomas Rorive au procès. Ces trois images, tirées des caméras de surveillance que Thomas Rorive a installée à son domicile, montrent une relation sexuelle filmée par le prévenu à l’insu de l’une des plaignantes de ce dossier. Pour la défense de l’ancien journaliste, ces pièces sont des preuves que la plaignante, A., était consentante pour leur relation sexuelle du 13 janvier 2021. La victime (absente au procès, mais présente au réquisitoire) dénonce un fait de viol. La procureure rappelle qu’une image fixe n’est pas une preuve valable pour déterminer le consentement d’autrui.
Tant la procureure que l’une des parties civiles souhaitent que le dossier de voyeurisme par enregistrement soit joint au dossier de viol et d’atteinte à l’intégrité sexuelle. La défense de Thomas Rorive maintient qu’il s’agit de deux affaires à traiter distinctement. Le tribunal, qui tranchera après avoir entendu les arguments des uns et des autres, espère encore prononcer son jugement avant les vacances d’été pour les deux préventions initiales, dont l’atteinte à l’intégrité sexuelle sur une ancienne collègue du prévenu.
Belga