Situation de la presse écrite: le parlement de la FWB va mener une série d’auditions
Le modèle économique des médias évolue rapidement, entre baisse du papier, essor du numérique et nouvelles habitudes du public. Les députés vont confronter les points de vue de plusieurs acteurs avant d’envisager d’éventuelles adaptations du système actuel.
Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé jeudi d’organiser une série d’auditions dans les semaines à venir pour l’éclairer sur la situation de la presse écrite et l’efficacité des mécanismes de soutien actuellement en place.
A cet effet, les députés de la commission des Médias entendront successivement des experts académiques, des représentants des groupes de presse du pays (dont ceux de l’audiovisuel également) et des représentants des journalistes.
Outre la presse “traditionnelle”, des médias pure players (c’est-à-dire présents exclusivement sur internet, ndlr) seront également entendus, de même que les acteurs de la diffusion de presse, différents régulateurs ainsi que des représentants de la Commission européenne, gardienne des règles de concurrence en Europe.
► Lire aussi | La Fédération Wallonie-Bruxelles annonce des mesures de soutien pour les médias et journalistes
La tenue de ces auditions centrées sur la presse écrite avait été suggérée par la ministre des Médias, Jacqueline Galant (MR). Devant le parlement, la libérale avait plaidé en début d’année pour un “grand débat démocratique” sur les modes actuels de consommation de l’information, avec en ligne de mire une éventuelle adaptation des aides à la presse.
Transition du papier vers le digital, changement des modes de consommation de l’info, transfert de recettes publicitaires vers les plateformes numériques, fusion de groupes de presse francophones…: le paysage médiatique connaît depuis des années de profonds bouleversements.
La Fédération Wallonie-Bruxelles dispose actuellement de différents dispositifs pour soutenir financièrement la presse écrite périodique et quotidienne. Mais ceux-ci ont été élaborés en 2004, il y a plus de vingt ans déjà, et légèrement réadaptés en 2009.
L’aide à la presse quotidienne se montait ainsi l’an dernier à quelque 12,7 millions d’euros, répartis entre les différents titres.
► Bonsoir Bruxelles | Yurbise, Askip, En Bref… Qui sont ces newsfluenceurs qui bousculent le journalisme ?
Pour la presse périodique non commerciale, le soutien est bien inférieur, autour de 500.000 euros par an.
Ces auditions, qui seront menées une semaine sur deux, débuteront le 20 octobre prochains. Elles devraient s’étaler sur plusieurs mois.
Les travaux de la commission Médias se tiendront une semaine sur deux, le mardi matin, ainsi que le mercredi matin aussi potentiellement.
Objectif affiché: terminer le travail avant le début d’autres auditions parlementaires, prévues à partir du printemps 2027, sur le futur contrat de gestion de la RTBF.
Belga – Photo : Belga Image