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Risques d’incendie dans les bars : les pompiers réclament des règles uniformisées et rencontreront les bourgmestres

Les pompiers bruxellois réclament une réglementation régionale uniforme pour encadrer les bars et petits établissements qui se transforment en pistes de danse le week-end. Le dossier a été abordé ce mercredi en conférence des bourgmestres. Une rencontre avec le Siamu est prévue.

Les pompiers bruxellois souhaitent un cadre plus strict pour les établissements de moins de 200m² qui accueillent un public nombreux lors de soirées festives. Mercredi, la question figurait à l’ordre du jour de la conférence des bourgmestres de la Région bruxelloises. Les 19 maïeurs ont décidé d’inviter un représentant du Service d’incendie et d’aide médicale urgente (Siamu) afin d’examiner des propositions concrètes. “Il viendra avec des propositions de modification et devra expliquer concrètement comment ils opèrent leur contrôle, la périodicité, et faire un point sur ce qui ne va pas dans le règlement actuel et comment ils vont y répondre”, explique Benoît Cerexhe (Les Engagés), bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre.

Des règles strictes pour les grandes salles

En Région bruxelloise, les boîtes de nuit et salles de fête de plus de 200 m² doivent disposer d’un permis d’environnement, à introduire auprès de la commune ou de Bruxelles Environnement. Ces établissements sont soumis à des normes strictes, notamment en matière de sécurité incendie et de nuisances sonores.

Issues de secours dégagées et correctement indiquées, capacité maximale calculée en fonction de la largeur des sorties, éclairage de sécurité autonome, extincteurs en nombre suffisant, système d’alarme audible, plan d’évacuation affiché : les exigences sont nombreuses. Les matériaux doivent également répondre à des normes de résistance au feu, et l’exploitant doit tenir un registre des contrôles techniques.

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Selon le Siamu, ces établissements respectent plutôt bien les normes en vigueur. Les contrôles y sont réguliers et ont été renforcés après le drame survenu à Crans-Montana durant la nuit du Nouvel An.

Un flou pour les établissements de moins de 200 m²

La situation est bien différente pour les établissements de plus petite taille, qui sont soumis à des règlements communaux anciens. Certains bars se transforment le week-end en mini boîtes de nuit, attirant un public nombreux, parfois même au-delà de la capacité autorisée, sans que le cadre réglementaire ne soit adapté.

Les pompiers de Bruxelles estiment que les règles actuellement d’application reposent encore sur un arrêté datant du 28 février 1979. Ils plaident pour une réglementation régionale uniforme. Le porte-parole des pompiers Walter Derieuw, évoque la nécessité de sorties de secours en nombre suffisant, de chemins d’évacuation larges et dégagés, d’extincteurs et de détecteurs de fumée, mais aussi de formation du personnel et d’exercices réguliers.

En 2019, le Siamu avait déjà proposé un nouveau règlement de police identique pour toute la Région. À ce stade, seule la commune d’Anderlecht l’a adopté. Les pompiers espèrent donc relancer le débat pour garantir une meilleure sécurité dans tous les établissements festifs bruxellois.

Rédaction

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