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Rodéos à motocross dans le parc Roi Baudouin : “Ils roulaient sûrement à près de 100 km/h”

Un député bruxellois alerte sur la présence de motocross roulant à vive allure dans le parc Roi Baudouin à Jette. La bourgmestre assure avoir renforcé la présence policière.

Je roulais à 25 kilomètres à l’heure et eux roulaient au moins trois fois plus vite.” C’est en se promenant à vélo vendredi passé, sous un début de printemps généreux au parc Roi Baudouin, que le député régional Mounir Laarissi (Les Engagés) a vu des jeunes à motocross le dépasser brutalement. “C’est un phénomène de plus en plus récurrent, ici. Ca met tout le monde en danger et surtout les enfants.” Sur les réseaux sociaux, on peut par ailleurs lire de nombreux témoignages similaires.

Ils roulent sans plaque et sont cagoulés“, ajoute le parlementaire régional. ” Ca pourrait poser quelques interrogations sur un lien avec un potentiel trafic. Ce ne serait pas la première fois. C’est un phénomène qu’on a déjà connu avec des motocross qui allaient et sortaient du Peterbos.” Le député précise toutefois qu’aucun élément concret ne permet, pour l’instant, de confirmer cette hypothèse, mais estime que la question mériterait d’être creusée.

Une piste que la bourgmestre de Jette, Claire Vandevivere, écarte pour l’instant, bien qu’elle souligne l’importance d’interpeller ces jeunes au plus vite. “On a augmenté le nombre de policiers et de gardiens de la paix depuis les premiers signalements“, affirme-t-elle. “Lorsqu’on voit ces personnes, il faut immédiatement prévenir la police afin qu’elle puisse intervenir et les interpeller sur le fait“, rappelle la bourgmestre jettoise.

De plus en plus de motos circulent sur les pistes cyclables.

Un autre problème est pointé par le député Laarissi : la multiplication des conducteurs de motos sur les pistes cyclables. “Il y a des personnes motorisées, que ce soit des livreurs ou simplement des personnes qui veulent gagner du temps, qui montent dessus et roulent à plus de cinquante kilomètres/heure”, déplore-t-il.

En Belgique, la réglementation concernant l’accès des véhicules motorisés aux pistes cyclables est complexe. Pour faire simple, il existe deux types de mobylettes : la catégorie A, qui comprend les cyclomoteurs limités à 25 km/h, et la catégorie B, limitée à 45 km/h.

Les véhicules de catégorie A ont le droit de rouler sur les pistes cyclables et sont obligés de les emprunter lorsqu’elles sont signalées par les panneaux D7 ou D9. La catégorie plus rapide, en revanche, peut choisir entre la piste cyclable et la chaussée lorsque la limitation est de 50 km/h ou moins, sauf indication contraire par les panneaux M6 (obligatoire) ou M7 (interdit).  Les motos ou scooters n’ont pas accès aux pistes cyclables.

Dans tous les cas, la sécurité des cyclistes reste prioritaire. Un principe de moins en moins respecté, selon le député: “En plus de rouler beaucoup plus vite que ce qui est autorisé, il y a aussi beaucoup de conflits entre les deux. Ça m’est arrivé plusieurs fois de devoir intervenir dans une altercation.”

D’après une étude de Stratec, bureau d’étude indépendant spécialisé dans la mobilité, menée auprès de plus de 824 cyclistes bruxellois, les pistes cyclables distinctes sont le deuxième lieu le plus accidentogène de Bruxelles. L’enquête fait également état de 38 faits d’agression impliquant des conducteurs, parmi lesquels des crachats, des coups, des prises à la gorge ou encore des délits de fuite.

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