Région bruxelloise : le logement a conquis 3/4 des nouveaux espaces des Zones d’Entreprises en Milieu Urbain
Dix ans après la mise en place des Zones d’Entreprises en Milieu Urbain (ZEMU), cette zone d’affectation a eu un impact manifeste sur la dynamique de construction dans la Région de Bruxelles-Capitale. La superficie plancher totale y a augmenté de 20 % et le logement représente les trois quarts de la surface supplémentaire, avec quelque 3.000 unités supplémentaires, ressort-il d’une nouvelle étude de perspective.brussels.
La mise en place des Zones d’Entreprises en Milieu Urbain (ZEMU) remonte à 2013. À cette époque, la Région bruxelloise était confrontée à une forte croissance démographique. Pour y répondre, le Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) a délimité des zones où le logement serait autorisé en plus des activités productives.
Les différentes ZEMU couvrent au total 200 hectares du territoire bruxellois. Elles se situent en grande partie dans la zone du canal, mais englobent également les zones situées autour d’Érasme, de l’OTAN et du site Reyers.
Entre 2014 et 2024, la superficie plancher totale dans les ZEMU a augmenté de 235 000 m², soit une hausse de 20 %. Si l’on inclut les projets autorisés et qui restent à réaliser, ce chiffre a même plus que doublé (480.000 m², soit une hausse de 40 %). La densification urbaine dans les ZEMU au cours des dix dernières années est 2,5 fois supérieure à la moyenne régionale. Toutefois, les parcelles offrant une surface habitable supplémentaire ne représentent que 12 % des 200 hectares des ZEMU. Le potentiel de développement futur reste donc considérable.
Dans le même temps, l’emprise au sol du nouveau bâti est restée limitée à 1%. Cela signifie que la construction s’est principalement développée en hauteur.
Selon le centre d’expertise régional pour le développement territorial et urbain de la Région de Bruxelles-Capitale, la zone autour d’Érasme n’était que peu bâtie en 2014 et la densification urbaine y est restée limitée depuis lors. Dans les deux plus grandes sous-zones, autour de l’OTAN et autour du Quai des Usines, peu de choses ont changé.
La zone autour du bassin de Biestebroeck affiche quant à elle la plus forte dynamique. Les deux tiers des nouveaux logements dans les ZEMU y ont été construits dans cette zone.
Dix ans plus tard, les fonctions économiques occupent globalement toujours une place prépondérante. Les activités de production matérielle diminuent. Les “fonctions de type bureau” augmentent (telles que les activités B2B et la production de biens immatériels comme l’informatique et la communication).
Belga