Rassemblement d’extrême droite sur la place Poelaert : la Ville de Bruxelles portera plainte après des saluts nazis observés
Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a annoncé dimanche soir sur son compte Instagram que la Ville portera plainte et saisira le parquet de Bruxelles, en raison de saluts nazis observés à un rassemblement de militants identitaires, samedi sur la place Poelaert.
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un individu du rassemblement effectuant des saluts nazis. Ce même individu arborait un drapeau flamingant orné d’une croix celtique, symbole couramment repris par l’extrême droite.
“Les images qui circulent montrant des saluts nazis et des symboles d’extrême droite à Bruxelles sont profondément choquantes“, a déclaré Philippe Close sur ses réseaux sociaux. “Bruxelles est une ville ouverte et diverse. Ces idéologies de haine n’y ont pas leur place. La Ville portera plainte pour les saluts nazis aperçus lors de cette manifestation et saisira le parquet afin d’identifier les auteurs.”
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Le bourgmestre souligne que la Ville de Bruxelles a toujours refusé par le passé les manifestations d’extrême droite, mais que le Conseil d’État annulait ces décisions.
“Nous continuerons à nous battre, par tous les moyens légaux et dans le respect de l’État de droit, contre l’extrême droite et toute forme de racisme, comme nous l’avons toujours fait“, a conclu le bourgmestre.
Une trentaine de manifestants revendiqués “anti-antifa” s’étaient rassemblés samedi après-midi sur la place Poelaert pour protester contre les violences attribuées aux groupes se revendiquant de l’antifascisme, et en mémoire de Quentin Deranque, militant d’extrême droite battu à mort le 12 février à Lyon.
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En face, environ 200 manifestants antifascistes étaient présents après un appel spontané à une contre-manifestation.
La trentaine de manifestants identitaires avait été exfiltrée de la place Poelaert par une vingtaine de policiers, tandis que les forces de l’ordre avaient repoussé les militants antifascistes en recourant par moments aux matraques et à du gaz lacrymogène.
Belga – Photo : Belga Image