Quarante associations bruxelloises s’inquiètent d’une absence de financement pour 2026
Quarante associations bruxelloises actives dans les domaines de la sécurité et de la prévention, soutenues par safe.brussels, s’inquiètent mardi d’une absence de garanties sur la continuité de leurs financements pour 2026. Elles renvoient notamment au dernier Baromètre de l’Observatoire de la santé et du social, selon lequel la précarité et les inégalités augmentent en région bruxelloise.
“Cette situation fait peser un risque immédiat de rupture sur 30 dispositifs indispensables pour plus de 100.000 bénéficiaires par an, représentant plus de 50 emplois directs”, avancent les quarante signataires dans un communiqué.
Les services concernés interviennent auprès des personnes sans-abri ou confrontées aux addictions, de victimes de violences sexuelles et sexistes ou encore dans les domaines de la prévention de la radicalisation et de la lutte contre la traite des êtres humains.
Les associations tirent la sonnette d’alarme et estiment que sans clarification rapide, la continuité des missions n’est plus garantie, “avec un risque de rupture de services pour la population bruxelloise”.
Les signataires expliquent qu’un mécanisme partiel avait permis de maintenir les activités en 2025, en l’absence d’un gouvernement bruxellois de plein exercice. Seule une couverture partielle du premier trimestre est confirmée en 2026.
La non-indexation des subsides, les mesures de maîtrise budgétaire et la suppression progressive des Conventions premier emploi (CPE) pour les ASBL inquiètent également les associations.
Elles appellent les décideurs à garantir un cadre de communication stable et lisible et elles demandent l’ouverture d’un dialogue structurel avec les autorités régionales sur le financement pérenne des dispositifs de terrain dans un contexte de fragilisation sociale sans précédent.
Les associations sont soutenues par safe.brussels dans le cadre du Plan global de sécurité et de prévention (PGSP).
Belga